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apic/Hong Kong / Chine
Hong Kong: L’Eglise catholique écartée (180196)
du comité préparatoire à la transition de 1997
Hong Kong, 18janvier(APIC) Les catholiques de Hong Kong n’auront pas de
représentant dans le comité préparatoire au changement d’administration. Le
gouvernement de Pékin a publié le 1er janvier la liste des personnalités
appelées à préparer le retour de la colonie britannique à la Chine en 1997.
Alors que les autres religions y sont représentées, le cardinal Jean-Baptiste Wu Cheng-Chung, chef des 250’000 catholiques de Hong Kong fait figure
de grand absent, indique le dernier bulletin «Eglises d’Asie».
Beaucoup voient dans cet «oubli» une intention délibérée du gouvernement
chinois d’ignorer la communauté catholique, en particulier après l’appui
apporté par les catholiques au mouvement de démocratisation en 1989 à Pékin. Du côté chinois on répond que les membres du comité ont été choisis
pour leurs compétences personnelles et non pas en tant que représentant de
leur communauté.
Les anglicans qui ne comptent que 26’000 membres seront représentés par
leur évêque Peter Kwong Kongkit.
Le cardinal Wu et les organes officiels de l’Eglise catholique ont toujours exprimé leur confiance au gouvernement chinois qui a formellement
promis de respecter la liberté religieuse après le retour de Hong Kong à la
Chine. Du côté de l’officialité, on se refuse ainsi à tout commentaire face
à cette mise à l’écart.
D’autres observateurs mettent en lien le rejet du cardinal Wu avec la
question du rétablissment des relations diplomatiques entre la Chine et le
Saint-Siège. Même s’il n’y a plus de nonce à Taiwan depuis plusieurs années, le Vatican n’a pas fermé sa nonciature à Taipei. Il faut surtout ajouter que la constitution chinoise ne permet à ses sujets aucune soumission
d’aucune sorte à un pouvoir étranger. Le Vatican est considéré comme une
puissance étrangère opposée idéologiquement à la Chine et le problème de la
nomination des évêques n’est toujours pas réglé.
L’évêque anglican a avoué de son côté son embarras: «Le cardinal et moimêmes sommes en excellents termes. Sincèrement j’aurais préféré qu’il soit
choisi à ma place. Naturellement j’accepterai avec reconnaissance les conseils et les suggestions venant des autres leaders chrétiens.» (apic/edamp)




