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Fribourg: L’Institut de formation aux ministères fête ses 10 ans (100297)
Journée «portes ouvertes» samedi à Fribourg
Fribourg, 10février(APIC) L’Institut romand de formation aux ministères à
Fribourg a pris le relais il y a dix ans de l’Ecole de catéchistes. Lieu de
formation solidement enraciné dans la réalité pastorale, il a permis à plus
d’une cinquantaine de laïcs de Suisse romande de se préparer à un service
d’Eglise. Pour marquer l’événement et mieux se faire connaître, l’Institut
organise une journée «portes ouvertes» samedi 15 février dans ses locaux de
la Rue de l’Hôpital à Fribourg.
La caractéristique de l’IFM est une formation donnée à des personnes déjà engagées en Eglise. Avant d’entrer à l’Institut, les motivations des
candidats sont soigneusement examinées et un projet pastoral est négocié
entre la personne, la paroisse, le mouvement ou l’organisme qui l’envoie.
Cet envoi se concrétise dans des secteurs pastoraux divers: aumônerie, catéchèse, pastorale des jeunes, pastorale paroissiale.
Durant les trois ans que dure la formation, les étudiants alternent entre deux jours de cours par semaine à l’IFM et l’engagement sur le terrain.
La formation est personnalisée et recouvre trois axes complémentaires:
théologie, Bible et pratique pastorale.
L’évolution enregistrée au cours des dix ans montre une baisse du nombre
de catéchistes au profit d’autres formes de ministères: formateur et accompagnateur de catéchistes bénévoles, agent pastoral en aumônerie, assistant
pastoral en paroisse ou en secteur, animateur des milieux et groupements
(jeunes, action catholique et 3e âge).
Cours, sessions, ateliers séminaires, le rythme de l’IFM est soutenu,
d’autant que l’insertion dans le terrain se poursuit parallèlement à la
formation théorique et intellectuelle.
La plupart des personnes qui étudient à l’IFM, quinze à vingt par volée,
ont déjà une formation antérieure et ont généralement une expérience de
terrain de plusieurs années. La moyenne d’âge est actuellement de 36 ans.
L’IFM a pris en 1987 le relais de l’Ecole de cathéchistes fondée dans
les années soixante par Gabriel Bullet, qui deviendra évêque auxiliaire de
Lausanne, Genève et Fribourg en 1971. Le changement de structures était motivé par le fait que la catéchèse n’est plus la seule forme de ministère
laïc dans l’Eglise. La gamme des tâches pastorales et des engagements
s’étant élargie, il fallait concevoir un outil de formation plus adapté.
L’IFM a également développé des contacts avec d’autres organismes de
formation similaires, notamment en France, avec l’Institut de pédagogie religieuse de Strasbourg.
L’IFM a acquis et transformé un immeuble de la Rue de l’Hôpital. La maison située à proximité immédiate de l’Université offre outre les salles de
cours, une bibliothèque, une chapelle, et des lieux d’accueil et de rencontres. (apic/bl/mp)
Encadré
Le financement
Le coût de la formation à l’IFM se situe annuellement entre 5’000 et 8’400
francs par étudiant. Ce montant est réparti selon chaque cas entre l’Eglise, la paroisse ou l’organisme qui envoie la personne, et l’étudiant luimême.
L’IFM est financé à 20% par les taxes des étudiants. 17% du financement
proviennent des dons et des quêtes organisées dans les paroisses. Les 63%
restants sont assurés par des subventions de l’Action de Carême, de la Conférence centrale catholique romaine de Suisse (RKZ) et la Fédération romande catholique-romaine.
Encadré
Dora, mère de famille de quatre enfants s’occupait de catéchèse dans son
village de Vaulruz, près de Bulle. L’Eglise lui propose un jour de nouvelles responsabilités et lui offre pour cela la possibilité d’une formation
complémentaire auprès de l’Institut de Formation aux ministères à Fribourg.
Après avoir différé sa réponse, le temps d’être disponible pour ses enfants, Dora est aujourd’hui en deuxième année de formation à l’IFM.
«Entrer à l’IFM représentait un défi», dit-elle. Dora poursuit parallèlement son travail de terrain en s’occupant de la formation des catéchistes
de 4e année primaire pour toute la Gruyère. L’avantage de la formation est
de voir autre chose qu’uniquement les enfants, estime-t-elle.
Pour Dora, la formation porte déjà ses fruits. «Je me sens plus à l’aise
dans les réunions d’adultes et mes connaissances bibliques se sont améliorées», confie-t-elle. (apic/bl/mp)




