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apic/Impressions évêques

France: Impressions des évêques français sur la visite papale (220996)

Reims, 22septembre (APIC) Interrogé sur ce que cette visite a apporté par

rapport aux visites précédentes du pape en France, le cardinal Eyt, archevêque de Bordeaux, a précisé que cette visite «a été une leçon pour beaucoup de prêtres. Le pape a montré qu’il n’y a pas de repos à une mission

pastorale».

Second aspect pour l’archevêque de Bordeaux: Les catholiques ne renonceront plus à se montrer, malgré leur faiblesse numérique. Quant aux résultats quantitatifs, ils sont un signe. On ne pourra plus retrouver la répulsion que nous avons connue à propos de la prochaine journée mondiale de la

jeunesse.»

Le cardinal Jean-Marie Lustiger, archevêque de Paris, a observé aussi

que cette visite n’a pas épuisé tous les thèmes, en particulier celui des

prêtres et des vocations. La première visite du pape en France, en 1979,

avait lieu au moment où l’on sortait à peine des bouleversements des années

1970. «Dans ce contexte, le message du pape, était une surprise. Cette

fois, les circonstances sociales ont changé, et le premier message du pape

a été intégré. Le centre de gravité de ce message est entré encore plus

profondément dans la conscience des catholiques. On peut donc dire que ce

voyage ouvre une nouvelle page dans l’histoire spirituelle de notre pays

car les querelles du passé sont en train de s’estomper.»

La France, fille aînée de l’Eglise?

Le pape, pendant ce voyage, n’a pas reposé la question qu’il avait posée

lors de son premier voyage: «France, fille aînée de l’Eglise, qu’as tu fait

des promesses de ton baptême ?» Réponse du cardinal Lustiger: «Si le pape

ne l’a pas répétée, c’est qu’en quinze ans la question nous a travaillés

car la réponse se trouve dans le coeur et les consciences de chacun. Je dirais même que les questions que le pape nous a posées cette fois ont été

plus rudes que celles qúil avait posé lors de son premier voyage.»

Quant à Mgr Eyt, il estime que «cette phrase a toujours donné lieu à des

surenchères, en particulier dans les esprits inspirés par la contre-révolution. Cette phrase doit se comprendre comme une obligation, et non comme un

droit d’aînesse, comme un devoir de présence et d’exemplarité». (apic/jmgba)

22 septembre 1996 | 00:00
par webmaster@kath.ch
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