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apic/initiative UDC/ mobilisation des chrétiens contre
Suisse: Les chrétiens se mobilisent contre (181196)
l’initiative «pernicieuse» de l’UDC
Berne, Lausanne, 18novembre (APIC) Les organisations chrétiennes multiplient leur mot d’ordre en faveur du «non» contre l’initiative de l’UDC
soumise au peuple suisse le 1er décembre. Tour à tour, Pax Christi, le secrétariat de migration de la Fédération des Eglises protestantes de la
Suisse (FEPS), la Commission catholique suisse pour les migrants (SKAF) et
le Centre social protestant de Genève demandent dans des communiqués publiés lundi, de s’opposer vivement à cette initiative jugée «pernicieuse».
Pax Christi Suisse, mouvement catholique international pour la paix,
rappelle que l’initiative de l’UDC, en voulant interdire l’entrée en matière sur les demandes d’asile de personnes venues clandestinement en Suisse,
s’oppose directement au droit d’asile, reconnu comme droit fondamental de
la Déclaration universelle des droits de l’homme. «Nos convictions de chrétiens ne nous permettent pas d’admettre les mesures proposées. Il s’agit de
mesures qui visent des personnes se trouvant de toutes façons dans des conditions de vie précaires et qui sont menacées dans leur vie et leur intégrité corporelle».
Dans un communiqué commun, la FEPS et lA SKAF demandent aux citoyens
suisses de dire clairement «non» à l’initiative de l’UDC! Cette initiative
est «injuste, inhumaine et par conséquent indigne de la Suisse». Elle demande à un réfugié menacé dans sa vie rien de moins que de solliciter de
son persécuteur un passeport pour pouvoir fuir en Suisse. Dire «oui» à
l’initiative de l’UDC équivaudrait à n’accorder son aide à une personne en
train de se noyer qu’à condition qu’elle soit sèche.
Actuellement 90% environ des requérants d’asile qui franchissent les
frontières suisses le font uniquement parce qu’elles n’ont pas d’autre
choix, affirment la FEPS et La SKAF. Les auteurs de l’initiative passent
sous silence le fait que 80% des réfugiés qui ont obtenu l’asile politique
sont entrés chez nous illégalement. «Il serait plus juste de la part les
auteurs de l’initiative de reconnaître qu’ils ne veulent plus aucun réfugié
dans notre pays, au lieu de se poser en défenseur de l’ordre et du droit».
Le Centre social protestant de Genève souligne, lui, les incohérences et
les ambiguïtés de l’initiative UDC. Il se demande si cette initiative, en
cas d’acceptation par le peuple suisse le 1er décembre, ne permettra pas
finalement davantage d’entrées illégales, davantage de clandestins en Suisse et plus de travail au noir. (apic/com/ba)




