Kazakhstan: rencontre avec le Père Johannes Kahn, curé jésuite de Pavlodar
APIC Interview
Pression sociale de plus en plus forte sur les chrétiens
Jacques Berset, Agence APIC
Pavlodar/Fribourg, 13 mai 2002 (APIC) Alors que le Ministère de la Culture et de la Concorde sociale du Kazakhstan annonce officiellement une croissance de près de 3% du nombre de chrétiens depuis l’an dernier, sur le terrain, la réalité est moins rose. Certes, la visite du pape Jean Paul II en septembre dernier a laissé de bons souvenirs dans cette ancienne République soviétique de plus de 2,7 millions de km2. La pression sociale sur les chrétiens, dans ce pays de tradition musulmane, se fait cependant de plus en plus forte.
Dans la capitale Astana, le Ministère kazakh de la Culture – responsable également des affaires religieuses – révèle que de novembre 2000 à novembre 2001 la proportion des chrétiens est passée de 12,5 à 15,1%. Sur une population de plus de 16 millions d’habitants, moins de 40% se reconnaissent comme musulmans croyants. La politique d’athéisation forcée menée durant des décennies par le régime communiste a laissé des traces profondes dans la société. La présence de l’Eglise dans cette région remonte aux années 1300. Selon les chiffres officiels, le Kazakhstan compte actuellement quelque 300’000 catholiques, mais les pratiquants ne dépassent pas la barre des 50’000. La très grande majorité des chrétiens sont de confession orthodoxe, la population d’origine russe se montant à 30% contre plus de 50% de Kazakhs, traditionnellement musulmans.
Le Kazakhstan, pays aux cent ethnies, où un peu plus de la moitié de la population a des racines musulmanes et l’autre moitié a des racines chrétiennes, n’a pas connu de graves conflits de type ethnique ou religieux depuis l’indépendance de 1991. Le Kazakhstan a établi des relations diplomatiques avec le Saint-Siège et signé un Concordat avec le Vatican.
«Je ne suis pas diplomate, et je n’irai pas par quatre chemins: au Kazakhstan, l’Etat, qui s’affiche laïc, prétend que la liberté religieuse est protégée dans le pays et que chacun peut croire ce qu’il veut. J’ose affirmer que cette liberté n’est pas totale!» Le Père Johannes Kahn, jésuite né au Kazakhstan, appartient à la région indépendante de Russie de la Société de Jésus, dont le siège est à Moscou. Agé de 36 ans, il vient d’une famille allemande d’Ukraine orientale déportée par Staline dans les années 40 comme des centaines de milliers d’Allemands de la Volga.
Durant plusieurs années curé de la paroisse Ste-Thérèse de l’Enfant Jésus de Pavlodar, à la frontière de l’Altaï, au nord-est du Kazakhstan, le Père Kahn a construit avec le concours du Père jésuite Joseph Schmidlein la première église catholique de cette ville de 350’000 habitants. Bâtie sur les rives du fleuve Irtych, Pavlodar est connue pour ses usines métallurgiques (aluminium) et son industrie agro-alimentaire.
APIC: Père Kahn, comment vit la minorité catholique du Kazakhstan ?
J. Kahn: Pour ne parler que notre communauté de Pavlodar, elle se développe: avant, comme lieu de culte, nous ne disposions que d’une maison. Elle était trop petite pour les fidèles. Aujourd’hui, notre église est remplie: 300 fidèles viennent assister à la messe dominicale. Ce sont des Allemands, des Ukrainiens, des Polonais, des Lituaniens, des Russes et quelques Kazakhs.
Normalement, de naissance, les Kazakhs sont musulmans, mais certains d’entre eux sont en recherche spirituelle. Quelques uns trouvent leur voie dans le christianisme, mais ce choix va provoquer de graves difficultés au sein de la famille. Le milieu ne tolère pas qu’un Kazakh ne reste pas musulman. La pression est très forte sur les apostats et ceux qui deviennent chrétiens sont souvent exclus de la famille et du clan. Il faut également compter avec des représailles au plan professionnel. Tout cela arrive, bien que la majorité des gens, dans la pratique, ne soient pas croyants. Les gens plus cultivés, les intellectuels, souvent en recherche spirituelle, retrouvent fréquemment leur confession d’origine.
APIC: Dans la vie quotidienne, les relations entre les diverses confessions sont-elles bonnes ?
J. Kahn: Elles sont relativement bonnes, car les fanatiques restent en minorité. Des militants islamistes kazakhs n’acceptent pas les autres croyances et rejettent les nationalités minoritaires. Ces groupes disent aux «Blancs», c’est-à-dire aux populations d’origine européenne, souvent descendantes des peuples déportés par Staline: «Vous n’avez rien à cherchez ici, partez!». Même si je suis né dans le district de Kustanaï et si j’ai également vécu à Karaganda, je ne suis pas des leurs, car mes parents ont été déportés au Kazakhstan en 1942.
En dehors de violences de type raciste, qui restent isolées, la vie quotidienne est marquée par l’insécurité. Les gens sont devenus tellement pauvres que le vol est monnaie courante. La population n’a pas de travail, les fabriques ont été fermées, tout ce qui a pu être vendu et privatisé l’a été.
APIC: Les gens ont peu d’espoir dans l’avenir ?
J. Kahn: A Pavlodar, il y avait quatre usines, notamment une fabrique de tracteurs, une industrie chimique, des fabriques d’aluminium. La seule qui reste en fonction est en mains étrangères et a été restructurée. La plupart des travailleurs n’ont plus de salaire et dans les villages, il n’y a que des chômeurs. Les gens survivent avec leur jardin potager et de petits boulots. Pour la majorité, la pauvreté est le lot quotidien. Le gros potentiel de développement du pays – notamment la production pétrolière – est en mains étrangères.
Comme les gens ne peuvent plus payer, l’électricité est coupée et il n’y a plus d’eau courante dans les villages. Dans de nombreux endroits, il n’y a que deux heures de courant par jour. Quand on n’a pas d’argent, on n’existe plus. L’espérance de vie a baissé et de nombreux jeunes meurent trop tôt ou se suicident. Durant la période soviétique, où tout était sévèrement contrôlé et réprimé, personne ne s’imaginait que les choses allaient changer. Et du jour au lendemain, tout le système s’est effondré.
APIC: Avec la chute du régime communiste, on pensait aller vers le mieux.
J. Kahn: Malgré l’instauration de la «démocratie» et de la liberté individuelle, la vie quotidienne est devenue bien plus dure pour la majorité. Avant, même si les gens n’avaient pas un salaire juste, ils avaient du travail. Les hôpitaux et les écoles – même si la qualité laissait souvent à désirer – étaient gratuits. Maintenant, presque chaque pas que l’on fait coûte de l’argent: on ne peut pas se faire soigner si l’on ne peut sortir son portefeuilles. Le droit à la santé existe peut-être encore sur le papier, mais dans les faits, celui qui n’a pas de monnaie est laissé à lui-même.
Avant même d’être examiné par le médecin, il faut payer. Il faut amener personnellement des médicaments en quantité que le médecin garde en partie pour lui-même. Ceux qui sont en mesure de contrôler ce qui se passe – et protestent – courent le risque d’être moins bien traités. La corruption est la réalité quotidienne dans le pays. Quand on ne peut pas débourser, il ne reste plus qu’à souffrir. A l’hôpital de Pavlodar, j’ai été témoin de cet état de fait. Alités à côté de moi, des malades hurlaient parce qu’ils étaient opérés sans anesthésie. ils n’avaient pas de quoi payer. Une femme, déjà sur la table d’opération, a dû attendre des heures avant que ses enfants ne parviennent à rassembler la somme exigée.
APIC: Bien qu’en possession d’un passeport russe, vous cherchez à obtenir un passeport allemand.
P. Kahn: Je cherche à récupérer ma nationalité allemande, car je suis d’origine allemande. Les circonstances dans lesquelles nous vivons actuellement montrent que nous n’avons pas beaucoup d’avenir dans les pays d’ex-URSS. Nos fidèles risquent de se voir priver une nouvelle fois de leurs pasteurs. Ce sera difficile pour eux. Une nouvelle persécution peut surgir, notamment par le biais de mesures administratives visant le clergé étranger. La législation en préparation, qui a déjà été approuvée par le Parlement d’Astana, mais pas encore par le président Nursultan Nazarbaïev et le Conseil constitutionnel, qualifie de «missionnaires» tous les prêtres étrangers.
C’est l’interprétation que font les Kazakhs du mot «missionnaire» qui risque de causer des problèmes aux membres du clergé catholique, mennonite, baptiste, évangélique ou luthérien: ils seront soumis à un contrôle total, leurs mouvements seront enregistrés, des listes de fidèles seront établies. L’Etat, «pour des raisons de sécurité», veut avoir la haute main pour contrôler les communautés religieuses. Mais il est injuste de mettre l’Eglise catholique, qui respecte la loi et l’ordre public, sur le même pied que les islamistes du courant wahhabite. Contrairement aux milieux fanatiques qui appellent à la guerre sainte, l’Eglise catholique prêche la fraternité. Les orthodoxes, par contre, semblent être épargnés, car «le grand frère russe» est tout proche!
Face à l’insécurité ambiante, ceux de nos fidèles qui en avaient les moyens sont déjà partis. Les plus faibles n’ont d’autre choix que de rester. Aucun «Blanc» ne veut rester dans ce pays, car l’avenir est sombre. Dans la paroisse de Pavlodar, nous avons mis sur pied un centre socio- caritatif et développons des actions humanitaires à destination de tout le monde. L’Eglise fait ce qu’elle peut, mais elle ne peut pas faire face à toutes les demandes. Dans une situation où tous les actes de la vie quotidienne nécessitent de l’argent, ceux qui n’en ont pas ne sont rien dans la société actuelle. (apic/be)
L’unité des Eglises,
APIC – Interview
un objectif réalisable
Konrad Raiser, secrétaire général (010493)
du Conseil oecuménique des Eglises
Evelyne Graf, Agence APIC
Genève, 1eravril(APIC) L’unité visible des Eglises est un objectif réalisable, et Konrad Raiser, nouveau secrétaire du Conseil Oecuménique des
Eglises (C0E), y croit, malgré les difficultés qui s’accumulent sur le chemin de l’oecuménisme. A l’occasion de ses 100 premiers jours à la tête du
COE à Genève, une organisation qui rassemble plus de 300 Eglises membres mais pas l’Eglise catholique – le pasteur Raiser fait le point sur cette
construction de longue haleine.
Rendre visible l’unité des Eglises, tel est l’une des tâches principales
dont s’occupe le COE depuis sa fondation en 1948. Les initiateurs et
responsables de ce grand rassemblement d’Eglises protestantes, anglicanes
et orthodoxes n’ont jamais douté de l’importance de cet objectif, même si
le chemin de l’oecuménisme est pavé d’obstacles. Mais pour le nouveau
secrétaire du COE, la pleine unité des Eglises, mais si elle n’est pas pour
demain, est cependant réalisable.
APIC:Konrad Raiser, comment pensez-vous que les Eglises peuvent avancer
sur le chemin de l’unité visible ?
K.Raiser:La façon dont l’unité des Eglises peut être réalisée concrètement fait toujours à nouveau l’objet de dialogues oecuméniques très sérieux, également avec l’Eglise catholique. Je pense qu’aujourd’hui toutes les
Eglises sont d’accord pour dire qu’il faut réaliser un certain nombre de
conditions fondamentales pour rendre possible l’unité visible. Il s’agit
notamment de la confession de foi commune, de la célébration commune, en
particulier de l’eucharistie, ainsi que la reconnaissance réciproque des
formes de ministères qui existent dans les différentes Eglises.
Au COE, ces conditions ont été exposées dans des études détaillées, comme le «Document de Lima» (BEM) sur le Baptême, l’Eucharistie et le Ministère, ou sur la confession de foi commune. La question de l’unité visible des
Eglises sera au centre de la Conférence mondiale de «Foi et Constitution»,
qui se tiendra en août prochain à St-Jacques de Compostelle. J’espère
beaucoup que cette conférence mondiale donnera de nouvelles impulsions pour
l’unité des Eglises, pour que nous puissions poursuivre notre chemin
commun. C’est un chemin dont la direction nous est donnée dans la grande
prière de Jésus que l’on trouve dans l’Evangile de Jean, une direction qui
ne dépend finalement pas de nos décisions, puisque l’on est conduit sur ce
chemin par l’Esprit Saint.
APIC:Comment vous représentez-vous l’unité visible des Eglises ?
K.Raiser:Pour moi, cela reste la description qu’en a faite l’Assemblée
générale du COE en 1975 à Nairobi, c’est-à-dire que l’unité des Eglises se
conçoit comme une «communauté conciliaire» d’Eglises locales unies entre
elles. C’est un point de départ très important. Je pense que l’on ne peut
pas ne pas voir que les situations et les formes de vie dans lesquelles les
Eglises particulières témoignent de leur foi sont si différenciées que l’on
ne peut plus se représenter l’unité des Eglises – a-t-elle d’ailleurs jamais existé – comme une donnée unitaire. Dans les faits, on ne peut se la
représenter que comme une communauté vivante, pleine de diversités, comme
cela se doit dans une communauté vivante.
APIC:Quel rôle joue la Commission «Foi et Constitution» au sein du COE ?
K.Raiser:La Commission «Foi et Constitution» occupe une place irremplaçableau sein du COE. Cela est souligné notamment par le fait que c’est l’unique commission du COE dont les représentants de l’Eglise catholique romaine sont membres officiels. «Foi et Constitution» est également l’instrument
de travail qui permet au COE de mener un dialogue continu avec les partenaires catholiques compétents. C’est d’autant plus que l’Eglise catholique
n’est pas membre du COE. Nos partenaires catholiques ont toujours souligné
combien était importante pour eux la possiblité d’une collaboration
continue au sein de la Commission Foi et Constitution. Le COE en aucun cas
ne souhaite changer quelque chose.
APIC: Avez-vous l’impression que les progrès obtenus au sein de la commission Foi et Constitution concernant l’ecclésiologie ont trouvé un écho dans
la déclartions de l’Eglise catholique, par exemple dans le nouveau Catéchisme?
K. Raiser: Je dois avouer que je n’ai pas encore étudilé le nouveau
Catéchisme en détail à ce sujet. C’est une oeuvre très riche et il faut un
certain temps pour l’étudier d’un bout à l’autre. je découvre beaucoup de
choses qui sont analogues aux résultats du travail et au positions
discutées au sein du COE. Il existe une large part de la communauté dans
laquelle on a une ecclésiologie de communion; la déclaration de l’assemblée
générale du COE à Camberra qui parle de l’unité de l’Eglise comme
«Koinonia» (communauté, communion) est un exemple dans ce sens. D’un
autre côté, il y a les récentes déclarations de l’Eglise catholique et en
particuklier la lettre du cardinal Ratzinger, préfet de la Congréfgation
pour la docrtine de la foi, qui donnent un accent très différent sur
l’Eglise comprise comme communion et qui nécessitent des éclaicissements
supplémentaires. Mais il faut constater que nous continuions à
travailler sur ces points avec nos partenaires catholiques dans le cadre
de Foi et Constitution. Nous devons voir ce que vont donner ces
éclaicissement, car la lettre du cardinal Ratzinger n’est pas resté sans
oppostion au sein de l’Eglise catholique. Et le transfert de l’accent des
églises locales à l’Eglise universelle, là où précisemment le Concile
Vatican II ouvrait des perspectives importzantes; la signification
centrale du rôle et du primat du pape et leur reconnaissance comme
condition indispensable pour l’unité visible, ne peuvent pas être
accpezrtlé sous cette dorme par les Eglises membres du COE.
APIC: Qu’espérez-vous de la cinquième assemblée générale de de la
Commission Foi et constitution?
K. Raiser: J’espère naturellement que cette cvonférence mettra en valeur
les grands efforts accompli deopui 20 ans par la Commission en vue de
l’éclaircissement des conditions de base données auparavant. Deuxi9èmenment
j’espère que dans les domaines de la compréhension et de la partique
commune du baptême, de l’Eucharistie et du ministère on formule des voies,
comme on l’a fait pour la déclaration de Lima. Les Eglises ont réagit dans
des expertises détaillées. Ce premier processus a eu des répercussions. Je
pense que cette conférence doit maintenant formuler des recommandations
pour poursuivre ce processus au delà de l’étatz actuel. Troisièmement,
j’espère que la conférence développera dfes perspectives dans lesquels les
principauxc points du travail de la Commssion dans les années prochaines
seront fixés. Les conférences mondiales ont lieu maintenant après de très
longs intervalles. J’espère par exemple que la Conférence mondaile stimule
la CXommision à réflechir à nouveau de quelle unité et d’accord propre et
explicite. Je me pose la question s’il existe un point déterminé à partir
duquel on peut dire: ’c’est assez’. La Confession d’Augsbourg, le texte de
reconnaissance de la tradition luthériennne prévoit dans son article sept
que cela suffit à l’unité de l’Eglise si l’Evangile est proclamé
clairement et que les sacrements sont administrés slon l’Evangile. Cela
parait trop minimaliste que la définition de chaque point. Mais je pense
que lorsqu’on engage la discussion à ce sujetz ou par exemple la
propostiion de «hiérarchie des valeurs» contenue dans le décret de Vatican
II sur l’oecuménisme, il doit être possiblke de dépasser un étéat dans
lequl lors de chaque dialogue de nouveau problèmes sont définis et qui
demandent un éclaircisseiment, si bien que l’affaire devient
interminable. Cela ne peut pas dans la durée être le sens de notre
recherche de l’unité. Il doit y avoir une possibilité lgétime moralement
de dire: ’maintenant c’est assez’. Nous devons être conscients que nous
vivons dans une communauté avec l’Evangile et malgré les différences
pesristantes cela doit être exprimé dans un témoigange joyeux. Si on veut
utiliser un terme technique, on peut dire que c’est une des tâches de
l’herméneutique de l’unité. Je souhaite que la Commission Foi et
Constitution engage la discussion sur la recherche fructueuse de
l’herméneutique des années 60 et 70. par rapoort à la situation actuelle.
APIC: Comment abordez-vous les tensions qui ont surgi au COE à propos de
l’ordination des femmes?
K. Raiser: Les tensions qui ont surgis après la décision de l’ordination
des femmes dans l’Eglise angliucane d’Angleterre ne sont pas nouvelles dans
le dialogue oecuménique. Toutes les Eglises qui jusq’à présent ont pris
cette décsions se trouvées confonté à des tensions. Dans aucune Eglise
cette décision n’a été prise facilementz. La communauté oecuménique dans
leaquelle les Eglises se trouvvent aujourd’hui ensemble exige que les
Eghlies respectent les décsions prises sérieusement et après un exament
approfondi sur les conséquences théologiques, pastoralers et
oecuméniques. Le même respect vaut aussi pour les Eglises qui
refusent l’ordination des femmes parce contraire à leur
tradition et contraire éà leur interprétation du Nouveau Testament. je
viens moi-même d’une Eglise qui depuis 20 ans ordonne des femmes à la
prétrise et je peux témoigner que cette voie a enrichi la vie et le
témoignage de notre Eglise. J’espère que les Eglise qui refgusent
l’ordination des femmes puissent trouver des voies popur exprimer de façon
plus forte le témoignage des femmes dans la vie de l’Eglise. Le COE veut
s’efforcer de transformer ces tensions en une chance pour l’enseignement
oecuménique.
APIC: Ces dernières années, le COE a été critiqué pour déclarations
politiques que certains estiment unilatérales. Je pense en particulier à
la politique en Europe de l’Est. Comment voyez-vous les futurs engagements
du COE?
K.Raiser: La prise au sérieux d’une responsabnilité piolitique commune
dans le cadres de la justice et de la paix est depuis le début un des
engagement centraux du mouvement oecuménique.



