Mgr Jean-Georges Vogel, nouvel évêque de Bâle (070294)
APIC – Interview
«Je préfère écouter plutôt que parler»
Brigitte Muth-Oelschner, agence APIC
Fribourg, 7février(APIC) Avec à peine 43 ans, Mgr Jean-Georges Vogel,
nouvel évêque de Bâle, dont l’élection a été annoncée jeudi dernier,
conjointement à Rome et à Soleure, sera le plus jeune membre de la
Conférence épiscopale. Celui qui a choisi comme devise «la foi par
l’écoute» recvra l’ordination épiscopale le lundi de Pâques à la
cathédrale St-Ours der Soleure. Jusqu’à cette date, Mgr Vogel ne parlera
en principe publiquement. Il a néanmoins accpté de donner une interview à
l’agence APIC.
APIC: Le processus pastoral actuellement en cours dans le diocèse de Bâle
basé sur les trois principes «voir – juger -agir» est considéreé comme un
exemple dans le monde germanique. Ce concept est-il pour vous un «programme
de gouvernement?»
Mgr Jean-Georges Vogel: Ce concept à l’élaboration duquel j’ai participé,
sera travaillé cette année dans tous les cours de formation continue et
par là sera connu dans tous les décanats. J’espère vivement que les
expériences rassemblées ainsi invitent à poursuivre le travail avec cet
instrument. les trois étapes «Voir -juger -agir» nous permettent d’abord
d’analyser fondamentalement les problèmes existants avant de checher des
solutions.
APIC: Mais ce travail mené en groupe n’est-il pas en même très
exigeant au point de vue du temps et parfois aussi trop minitieux?
JGV: Cela peut apparaitre ainsi, mais je ne vois pas d’autres possibilités
pour un travail qui ne veut pas rester superficiel. Nous devons trouver
la possibilité d’apprendre ensemble. Si ce processus interne ne donne rien
nous prèparerons un autre papier, p
Mgr Peter Henrici, nouvel évèque auxiliaire de Coire
APIC interview
«Mon coeur est zurichois»
Crista Kramer von Reisswitz, agence APIC
Rome/Fribourg, 5mars(APIC) Après l’annonce jeudi de la nomination de deux
évêques auxiliaires à Coire, le correspondant de l’Agence APIC à Rome a pu
obtenir la première interview du nouvel évêque Mgr Peter Henrici qui est
actuellement professeur à l’Université grégorienne de Rome.
APIC: Dans sa lettre, le pape Jean Paul II insiste sur la nécessité de retrouver la communion ecclésiale dans le diocèse de Coire. Avez-vous déjà
des propositions?
Mgr Henrici: Il s’agit d’abord de voir dans quelle mesure la communion ecclésiale n’existe plus. Il y a certainement eu de grandes tensions et de
grands malentendus réciproques. Des signes et des gestes indiquaient des
divisions. Je crois aussi que le pape en me désignant a voulu choisir un
homme qui est resté en dehors des événements des dernières années et qui
peut venir en Suisse comme quelqu’un de «neutre» pour ainsi dire.
APIC: Avez-vous des éléments concrets sur les objectifs à atteindre dans le
diocèse de Coire?
PH: A part la tâche générale de rétablir ou de renforcer les rapports de
confiance entre toutes les parties du diocèse, entre prêtres et laïcs, je
ne sais encore rien de concret. J’ai parlé brièvement au téléphone avec mon
évêque et ici à Rome je n’ai pas encore pu avoir d’entretiens détaillés.
APIC: Vous êtes bourgeois de Zurich, seriez-vous heureux d’y siéger comme
évêque auxiliaire?.
PH: Si je pouvais vivre à Zurich comme évêque auxiliaire, ce serait naturellement pour moi une grande joie en tant qu’»enfant de la ville». Je me
sens très profondément lié à cette cité. Mes aïeux y vivaient, il y a deux
ou trois générations. J’ai grandi à Zurich, j’y suis né, et j’y ai été baptisé. C’est dans cette ville que j’ai été à l’école, ai fait ma première
communion, ma confirmation et dit ma première messe. Mon coeur est zurichois, et pour un zurichois il est toujours beau de revenir dans sa ville
natale.
APIC: Un évêque auxiliaire siégant à Zurich, aurait à peu près les mêmes
prérogatives qu’un administrateur apostolique?
PH: Non, je ne le crois pas du tout. La discussion à propos de l’administrateur apostolique n’a probablement pas eu lieu sans raison. Mais il y a
quelques mois, le cardinal Ratzinger avait laissé comprendre lors d’une interview que cela ne serait pas la solution. Je pense personnellement que
chaque pas actuel qui pourait être interprété comme un pas vers l’érection
d’un diocèse de Zurich serait déplacé. La raison est qu’on discute actuellement à Zurich du maintien de l’actuelle loi Eglise-Etat et d’une éventuelle séparation de l’Eglise et de l’Etat.
APIC: Pour réparer la situation à Coire, les moyens purement humains ne
semblent pas suffir. Comment voyez-vous votre action au niveau spirituel?
PH: En tant que jésuites, nous avons fait un quatrième voeu: celui de
l’obéissance au pape, ce qui signifie qu’il peut nous envoyer où il veut et
j’assume cette tâche dans cette obéissance. Il faut dire aussi que je peux
voir la situation de manière moins dramatique, peut-être parce que j’en
suis éloigné. Je crois qu’il y a des deux côtés beaucoup d’amour de l’Eglise et de bonne volonté, pour aboutir à nouveau à l’unité.
APIC: Comment voyez-vous la collaboration avec Mgr Haas?
PH: J’espère qu’elle se fera dans la collégialité, c’est-à-dire dans le
sens de collège des évêques et dans une communion des coeurs.
APIC: Connaissez-vous votre confrère Mgr Vollmar?
PH: Non, je ne le connais pas personnellement, mais j’ai entendu beaucoup
de bien de lui.
APIC: Quand vous installerez-vous en Suisse?
PH: Je vais tout faire pour terminer l’année académique à l’Université pontificale grégorienne. Je vais naturellement regretter d’abandonner le travail académique ici à Rome après 35 ans. Le travail avec les étudiants et
les professeurs me plait beaucoup. Pour moi la formation de prêtres pour
l’Eglise universelle, de professeurs pour les séminaires du monde entier,
est une tâche très importante.
APIC: Quand ferez-vous votre première visite en Suisse?
PH: Je dois aller en Allemagne le 18 mars pour une session du comité d’édition de la revue «Communio» à Mayence. Je ferai une halte en Suisse sur le
chemin du retour. (apic/cic/gbr/mp)



