Suisse : > proposé par le Conseil fédéral

Apic-invité

La solidarité signifie aussi combattre les causes

Christoph Stückelberger , secrétaire central de Pain pour le Prochain

Pour Christoph Stückelberger, secrétaire central de Pain pour le Prochain, la décision du Conseil fédéral de constituer un fonds de solidarité doté de 7 milliards de francs issus de la réévaluation de l’or de la Banque nationale est une proposition courageuse. L’article ci-dessous a été publié en allemand dans le > de Zurich. La traduction française a été assurée par le secrétariat romand de Pain pour le Prochain.

Neuchâtel : 30e anniversaire du diaconat protestant romand

Le Département romand des ministères diaconaux en fête

Vaumarcus, 1er avril 1997 (APIC) Le diaconat protestant romand fêtera son 30e anniversaire le 6 septembre prochain à Vaumarcus, dans le canton de Neuchâtel. Le Département romand des ministères diaconaux invite les diacres, amis, et membres des autorités ecclésiastiques à participer à cette journée.

Le programme de la journée du 6 septembre, débutera à 11h par un l’accueil de Marc Bovet, diacre et vigneron. A 12h , les participants pourront manger dans les divers stands qui seront tenus par les responsables des lieux diaconaux. Après le repas suivra une présentation des divers lieux diaconaux, tels AGORA Genève ; La Récré Genèève ; les aumôneries de jeunesse ; l’aumônerie EMS et hôpitaux ; les aumôneries de rue de Lausanne et environs ; les diacres en milieu professionnel ; la diaconie à partir de la paroisse ; Terre nouvelle et les Editions Ouverture, Le Mont-sur-Lausanne. Une vidéo commémorative intitulée sera présentée.

Pour les enfants, clown, stand de grimage, atelier de musique seront de la partie. La prédication du culte, qui se déroulera à 17h sera assurée par Pierre Bühler. Le souper sera suivi d’un spectacle de François Silvant. (apic/com/fd)

6 avril 2001 | 00:00
par webmaster@kath.ch
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Réévangélisation de la Russie (300793)

APIC – Invité

Politique de pouvoir ou inculturation?

Par le Père Ambros Eichenberger, pour l’agence APIC

Zurich/Moscou, 30juillet(APIC) Depuis la chute de l’idéologie communiste,

les diverses initiatives qui cherchent à «convertir» la Russie, à la réévangeliser, foisonnent. Des missionnaires de toutes les couleurs, des sectes occidentales et extrême-orientales – à côté des sectes russes comme le

populaire «Centre de la Mère de Dieu» – peuvent aujourd’hui développer ouvertement leur prosélytisme, dans les couloirs sous-terrains du métro ou

dans les «kiosques» érigés à cet usage à tous les coins de rues. Ils accomplissent souvent leur «apostolat» avec une telle ferveur et d’une manière

si «sauvage» que le gouvernement s’est vu contraint de canaliser dans la

mesure du possible ces pratiques pieuses par une nouvelle législation religieuse.

Depuis des décennies, divers milieux catholiques occidentaux se sont occupés de la réévangélisation de la Russie, comme par exemple l’Aide à

l’Eglise en détresse, dont le siège est à Königstein, en Allemagne, et le

Centre «La pensée russe», qu’Irina Alberti dirige depuis de nombreuses années à Paris. Les deux organisations sont connues pour leur attitude anticommuniste tenace qui leur a permis d’engranger des dons financiers importants. Pour 1992 seulement, l’Aide à l’Eglise en détresse a récolté 13 millions de francs en Suisse.

Ces dernières années, la réévangélisation de la Russie – et d’autres

Etats de l’ancienne Union soviétique – a reçu un apport massif d’organisations de médias «fondamentalistes» comme le «Catholic Radio and Television

Network» (CRTN) à Bruxelles, dirigé par le Brésilien José Correa. Car

l’action missionnaire est maintenant menée à travers des programmes de radio, de télévision et de vidéos, avec un regroupement des forces en Europe

occidentale, .

Il semble n’y avoir plus de limites au zèle à convertir, à la conscience

missionnaire, et aux moyens financiers de ces gens. Ainsi les centres vidéo

«religieux» (avec, pour la plupart, des programmes occidentaux) poussent

comme des champignons dans de nombreuses villes. Les «succès» ne manquent

pas, les programmateurs qualifiant eux-mêmes avec des accents triomphalistes leurs programmes de «superbes». Dans ce domaine, mentionnons le pont

TV Fatima-Moscou, émission diffusée il y a quelques mois sur la première

chaîne de la télévision russe. Cette manifestation de piété populaire mariale, avec la foi aux révélations privées de la Mère de Dieu à Fatima, a

été considéré par des spectateurs critiques comme plutôt naïve et pénible.

Surtout quand on pense que la piété des Russes, qui expriment leur culte

marial par des icônes magnifiques, aurait pu offrir quelque chose de plus

convaincant. Le délégué du patriarcat de Moscou, qui a participé à ce pieux

«dialogue» Ouest-Est, s’est montré indulgent, avec la remarque: «Chez nous,

en Russie, beaucoup de gens se contentent de choses simples!»

De plus en plus de catholiques russes, bien qu’ils ne représentent que

0,2% de la population, critiquent les méthodes missionnaires aggressives

venues d’Occident. Beaucoup ont l’impression qu’on ne prend que peu, voire

pas du tout, en considération leurs propres initiatives – certes modestes pour construire une église locale, qui n’ait le visage ni occidental, ni

polonais, mais russe. «Si nous voulons lancer à Moscou quelque chose nousmêmes, aussi modeste soit-il, nous ne recevons pas d’argent. Nous avons

l’impression d’être considérés comme concurrents», affirme le dominicain

Alexander Khmelnitsky. Seul prêtre catholique russe à Moscou, il a monté

une petite station de radio et lancé un bulletin paroissial pour les catholiques de Moscou. Un homme qui s’y connaît pas mal dans les médias.

Il est hors de doute que les catholiques de la Russie sont encore dépendants de l’aide occidentale. Mais, au vu de leur nombre croissant et de

leur confiance en eux grandissante, ils osent dire aujourd’hui aux bienfaiteurs occidentaux argentés: «Aidez-nous, mais de manière à ce que nous

puissions nous aider nous-mêmes.»

Dernièrement, la controverse née à propos de la traduction russe du nouveau Catéchisme, a bien montré la difficulté de mettre en pratique cette

démarche vers une indépendance plus grande, à cause des organisations citées qui ne veulent rien perdre de leur monopole. Paris, Bruxelles et Königstein ont voulu mener seules toute l’opération et la garder sous leur

contrôle. L’administrateur apostolique de Moscou, l’archevêque Tadeusz Kondrusiewicz, et son entourage ont du se défendre, avec l’aide du Vatican,

pour pouvoir dire leur mot.

Les événements de ce genre n’empêchent pas les responsables du CRTN de

mentionner à chaque occasion la bonne collaboration entre catholiques et

orthodoxes et le «respect des traditions locales». Les jeunes Russes, formés à Bruxelles au travail des médias, le sont avant tout pour renforcer le

travail de la propagation des programmes de «Lumen 2000» à leur retour en

Russie. De respect pour les traditions locales, on n’en trouve guère de

traces. Pas d’illusion non plus quant à la collaboration oecuménique. Si

«Radio One» à Moscou réserve des temps d’émission aux évangélisateurs occidentaux, c’est avant tout dans son propre intérêt, car elle reçoit en

échange de coûteuses installations techniques introuvables en Russie et

pour cela fort appréciées.

De jeunes Russes critiques, intéressés pourtant à l’Eglise catholique,

qualifient d’»ennuyeux» ces programmes de radio, soulignant qu’il s’agit

souvent de lectures de documents officiels ou d’homélies sans rapport avec

la réalité russe.

Le dialogue et la rencontre avec les chrétiens en Russie – des orthodoxes, des baptistes et des catholiques – fait sans doute partie des défis de

notre temps. C’est pourquoi on ne doit pas (plus) laisser les efforts dans

ce sens aux seules mains de groupements qui cherchent à faire passer surtout leurs notions d’apostolat missionnaire et provoquent ainsi chez les

indigènes l’impression d’être «étrangers dans leur propre pays». C’est véritablement ce que ressentent aujourd’hui de nombreux catholiques russes.

La croissance d’une jeune Eglise indigène, où que ce soit, doit être accompagnée avec le respect nécessaire pour un contexte culturel différent et

son évolution.

Il faut espérer que de nouvelles oeuvres d’entraide spécialisées pour

l’Europe de l’Est, comme par exemple la récente fondation allemande «Renovabis», se préoccupent du «pluralisme» nécessaire, avec une largeur

d’esprit et une ouverture plus grandes, moins chargées d’images hostiles du

passé. En Russie on salue de telles initiatives avec le commentaire: «Elles

sont bonnes, mais viennent trop tard!» (apic/ae/cb)

Le père dominicain Ambros Eichenberger est responsable pour les contacts

avec l’Europe de l’Est dans le cadre de l’Organisation catholique internationale du cinéma (OCIC). A ce titre, il a présidé les jury oecuméniques à

Saint-Petersbourg et à Moscou et participé au festival du film religieux à

Niepokalanow, en Pologne. (apic/ae/cb)

30 juillet 1993 | 00:00
par webmaster@kath.ch
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