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apic/Iran / Vatican
Rome: Le ministre iranien des Affaires étrangères reçu au Vatican
L’opposition dénonce les pressions contre les chrétiens (080197)
Rome, 8janvier (APIC) La question de la liberté religieuse en Iran a été
l’un des principaux thèmes abordés lors de la rencontre entre le ministre
des Affaires étrangères iranien, Ali Akbar Velayati, et le secrétaire
d’Etat du Vatican, le cardinal Angelo Sodano, dans la soirée du 7 janvier
au Vatican.
Cette rencontre a suscité mercredi la vive réprobation de l’opposition
iranienne qui souligne que cette démarche intervient à un moment où les
chrétiens d’Iran sont soumis à de fortes pressions.
Selon le communiqué du Vatican, les deux responsables ont examiné la situation des rapports entre le Saint Siège et l’Iran dans le cadre de leurs
relations diplomatiques. Ils ont également abordé le thème de la liberté
des différentes communautés religieuses présentes en Iran.
Pour finir, les deux hommes se sont livrés a un «échange d’opinions» sur
les problèmes de la paix au Moyen-Orient.
Cette rencontre s’inscrit dans le déroulement normal des relations diplomatiques. L’accent mis par le Saint-Siège sur la question de la liberté
religieuse n’est pas une surprise. Cette requête du Vatican est identique
dans tous les pays où la liberté religieuse n’est pas respectée.
En revanche, «l’échange d’opinions» sur le processus de paix au ProcheOrient n’est pas fortuit. Même si le vocabulaire du communiqué officiel
veut marquer l’existence de points de vues différents, il est clair que le
Vatican poursuit une politique de rapprochement avec les gouvernements islamiques du Moyen-Orient.
Tout en cherchant à négocier un meilleur statut pour la liberté religieuse dans ces pays, le Saint-Siège entend obtenir que les grandes religions du Livre, dont l’Islam, soient associées à la négociation sur le statut de de Jerusalem. (apic/imed/mp)
Encadré
La liberté religieuse en Iran
En Iran, l’islam est religion d’Etat et 99% de la population est musulmane.
Depuis la Révolution islamiste, les minorités chrétiennes du pays sont soumises à une forte pression qui, comme dans d’autres pays du Moyen-Orient,
les provoque une émigration importante. Selon certaines sources, 40% des
Arméniens ont quitté l’Iran depuis 1979.
Les quelque 150’000 Arméniens encore au pays, qui constituent les deuxtiers des chrétiens, vivent dans une sécurité très relative. Si la communauté arménienne dispose par exemple de ses propres écoles où l’enseignement religieux et l’apprentissage de la langue arménienne sont autorisés,
les programmes sont soumis à un contrôle sévère et une parties de professeurs ont été remplacés par des musulmans.
Des églises ont pu être construites et les Arméniens peuvent y célébrer
leur culte, mais la mission reste interdite. Selon la loi islamique, la
conversion de musulmans (apostasie) est interdite et passible de la peine
de mort. A l’instar d’autres pays islamiques, les chrétiens ne peuvent pas
accéder à des fonctions d’Etat.
L’Eglise assyrienne, l’Eglise catholique et les Eglises protestantes,
minorités beaucoup plus petites sont encore davantage menacées. L’opposition rappelle notamment que plusieurs dirigeants chrétiens ont été brutalement assassinés durant les dernières années. (apic/mp)




