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Le premier ambassadeur d’Israël est accrédité au Vatican (290994)
Vers un nouveau dialogue et une coopération nouvelle
Claire invitation lancée au pape pour une visite à Jérusalem
Rome, 29septembre(APIC) Le premier ambassadeur de l’Etat d’Israël près le
Saint-Siège, Shmuel Hadas, a présenté ses lettres de créances au pape JeanPaul II, qui l’a reçu le 29 septembre en sa résidence d’été de Castelgandolfo. C’est «un jour historique», ont souligné les deux interlocuteurs.
«Un point de départ pour un nouveau dialogue», a déclaré l’ambassadeur israélien. Et pour une collaboration nouvelle, a ajouté le pape. L’ambasadeur
a lancé au pape une invitation à se rendre à Jérusalem.
L’établissement des relations diplomatiques entre le Vatican et Israël
résulte de l’Accord fondamental signé le 30 décembre 1993 à Jérusalem entre
les représentants des deux Etats. Le premier point de la collaboration entre le Vatican et Israël concernera une «relation confiante entre les autorités israéliennes et les différentes institutions de l’Eglise catholique
présentes sur le sol de la Terre Sainte». Vient ensuite, selon le pape, la
promotion de différentes valeurs, dont «le respect du droit à la liberté
religieuse et à la liberté de conscience»; «l’opposition à toute forme
d’intolérance, quelle que soit la manière dont elle s’exprime», et, en particulier, «l’opposition vigilante à toute forme d’antisémitisme».
De leur collaboration, les deux Etats attendent également un effet constructif sur le processus de paix au Moyen-Orient, a déclaré le nouvel ambassadeur d’Israël. Shmuel Hadas reconnaît volontiers avec le pape que «le
chemin à parcourir reste long et ardu», mais il signe aussi ces paroles de
Jean-Paul II: «Désormais, il ne paraît plus utopique de dire que la confiance mutuelle entre les peuples du Moyen-Orient peut s’instaurer».
Et cette confiance devrait normalement s’accroître encore par une coopération désormais accrue entre les institutions culturelles et universitaires d’Israël et de l’Eglise catholique. Reste un point sur lequel l’Etat
d’Israël et le Saint-Siège ne semblent pas sur la même longueur d’onde: le
problème de Jérusalem et de son statut. L’ambassadeur israélien envisage
surtout le problème sous l’angle de la protection par Israël des lieux de
culte catholiques et de leur caractère propre, «selon le droit qui s’y réfère et la liberté de culte». Jean-Paul II vise davantage: «Le caractère
particulier» des relations entre Israël et le Vatican résulte de la situation unique de cette Terre, qui a été rendue sainte par la révélation du
Dieu unique aux hommes; elle en porte à jamais la marque et ne cesse d’être
un lieu d’inspiration pour ceux qui peuvent s’y rendre en pèlerinage».
L’an prochain à Jérusalem
Et le pape d’ajouter, avec un souci évident de ces autres fils d’Abraham
que sont les musulmans: «Les croyants des grandes religions monothéistes se
tournent vers la Cité Sainte de Jérusalem, dont nous savons qu’elle est aujourd’hui encore le théâtre de divisions et de conflits, mais qui demeure
un patrimoine sacré pour tous ceux qui croient en Dieu et, ainsi que le signifie son admirable nom, un carrefour et un symbole de paix. Il est à souhaiter, en outre, que le caractère unique et sacré de cette Ville Sainte
soit l’objet de garanties internationales qui assureront aussi son accès à
tous les croyants. Comme j’ai eu naguère l’occasion de l’écrire, je rêve au
jour où les juifs, les chrétiens et les musulmans se salueront entre eux à
Jérusalem avec une salutation de paix».
L’an prochain à Jérusalem, a lancé au pape Shmuel Hadas, selon la formule juive traditionnelle de l’au-revoir. Et d’appuyer ce souhait par une
claire invitation: «Vous pouvez être certain que cette visite revêtira pour
nous une signification spirituelle d’une très grande importance!» (apicjmg/pr)



