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Réactions après l’attentat contre le Phanar à Istanbul (021096)

Inquiétude pour la sécurité du Patriarcat

Istanbul, 2octobre (APIC) La police turque a ouvert une enquête après

l’attentat perpétré à la grenade aux premières heures de lundi contre le

siège du Patriarcat oecuménique à Istanbul. L’acte suscite certaines inquiétudes au sujet de la sécurité du Patriarcat dan un pays majoritairement

musulman.

La grenade a été jetée dans la cour du Patriarcat, au Phanar, atteignant

le toit de la cathédrale Saint-Georges, et causant de nombreux dégâts. La

résidence des membres du clergé et l’escalier du bâtiment central ont également été endommagés. L’attentat n’a pas fait de victimes.

Même si les membres du clergé et de la communauté du Patriarcat oecuménique – dont l’histoire remonte au temps où Istanbul était la capitale byzantine, et s’appelait Constantinople – sont grecs-orthodoxes. Ils sont

originaires de Turquie et titulaires de passeports turcs. Cependant, ils

forment une minorité chrétienne minuscule dans une ville majoritairement

musulmane de plus de 10 millions d’habitants.

Il y a deux ans, deux bombes à retardement avaient été découvertes dans

la cour du Patriarcat peu avant la célébration d’un mariage dans la cathédrale et avaient été rapidement désamorcées.

Georges Tsetsis, représentant du Patriarcat auprès du Conseil oecuménique des Eglises (COE), s’est inquiété mardi à Genève de voir que la communauté grecque-orthodoxe d’Istanbul et le Patriarcat oecuménique sont régulièrement la cible d’attaques de la part de fondamentalistes religieux et

de nationalistes.

Le secrétaire général du COE a pour sa part a adressé le 1er octobre un

message au premier ministre turc, Necmettin Erbakan. Konrad Raiser il rappelle que la présence permanente du Patriarcat à Istanbul est «garantie par

des accords internationaux». (apic/eni/pr)

2 octobre 1996 | 00:00
par webmaster@kath.ch
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