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apic/Italie/Sécularisation radicale/Appel de Jean Paul II/Evangélisation

Rome:L’Italie face au défi d’une sécularisation radicale (020196)

Jean Paul II veut stimuler l’évangélisation de la Péninsule

Rome, 2janvier(APIC) Pour le traditionnel Te Deum de fin d’année, en action de grâces pour l’année 1995, Jean Paul II s’est rendu à l’église

Saint-Ignace de Rome où il a célébré les vêpres en présence du cardinal Camillo Ruini, vicaire du pape pour le diocèse de Rome, du général des jésuites Peter-Hans Kolvenbach et du maire de Rome Francesco Rutelli. A cette

occasion, le pape s’est avant tout adressé à Rome et à l’Italie, désireux

de stimuler une nouvelle évangélisation en Italie, pays menacé par une «sécularisation radicale».

Le pape a rappelé la nécessité de s’engager fortement pour l’évangélisation en Italie «de façon à ce que les courants qui poussent à une sécularisation radicale» ne diminuent pas la vigueur de la foi d’une grande partie

de la population, en vidant la culture italienne de ses valeurs les plus

nobles.

Il est d’une importance vitale, pour cela, que l’Eglise italienne conserve et approfondisse son unité interne, fondée sur l’adhésion intégrale à

la vérité révélée, qui la caractérise avec bonheur, a souligné Jean Paul

II. C’est la condition pour pouvoir faire front à un relativisme largement

répandu. «Les exigences de la vérité et de la moralité – il faut le répéter

– n’humilient ni ne suppriment en fait la liberté, mais au contraire lui

permettent de grandir et l’affranchissent des menaces qu’elle porte en elle-même à cause du péché».

Jean Paul II a alors lancé un appel à l’engagement des chrétiens, également dans les structures de la société temporelle, mais dans le respect de

leur autonomie légitime. L’Etat de droit, une authentique démocratie et une

économie bien ordonnée ne peuvent prospérer en fait sans se référer à ce

qui est dû à a l’homme parce qu’il est homme, et donc à des principes de

vérité et à des critères moraux objectifs, «et non pas, au contraire à ce

relativisme qui parfois se prétend l’allié de la démocratie, alors qu’il en

est l’ennemi insidieux».

Le pape, s’appuyant sur «Gaudium et Spes», considère qu’il convient donc

d’agir courageusement «afin que les structures sociales soient respectueuses de ces valeurs éthiques où s’exprime la pleine vérité sur l’homme». Il

est par conséquent évident, souligne encore Jean Paul II, que l’attention

aux principes et aux contenus de l’engagement social et politique passe,

pour les catholiques, avant toute considération de méthode ou de tactique,

et que l’Eglise elle-même, sans pour autant s’engager dans les choix de

partis, ne peut renoncer à proposer avec clarté la doctrine sociale chrétienne. On ne saurait à ses yeux, y voir aucune forme «d’intégralisme» ou

de «moindre respect de la démocratie.» (apic/jmg/be)

2 janvier 1996 | 00:00
par webmaster@kath.ch
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