Le texte contient 35 lignes (max. 75 signes), 377 mots et 2515 signes.
apic/Jean Paul II / bioéthique
Rome: 10e anniversaire du Centre (180296)
de bioéthique de l’Université du Sacré-Coeur
Jean Paul II invite au dialogue entre l’Eglise et la science
Rome, 18février(APIC) «La bioéthique constitue le terrain privilégié pour
un dialogue sincère et profitable entre l’Eglise et la science», a déclaré
Jean-Paul II en recevant samedi les participants au congrès international
sur «Les racines de la bioéthique». Cette rencontre, organisée par l’Institut de bioéthique de l’Université catholique du Sacré-Coeur, à Rome, du 15
au 17 février, marquait le dixième anniversaire du Centre de bioéthique de
la Faculté romaine de médecine et de chirurgie.
Rappelant l’enseignement de ses deux encycliques ’Veritatis Splendor’ et
’Evangelium Vitae’ le pape a remarqué que tout en prônant le respect de la
légitime autonomie de la recherche scientifique et philosophique, l’Eglise
«invite les chercheurs à rester toujours à l’écoute des instances plus profondes de l’humanité et à proposer des solutions qui respectent pleinement
l’homme et son destin».
En conséquence, que les chercheurs n’aient pas peur de «la vérité sur
l’homme» proclamée par l’Eglise. Bien plus, «la confrontation sincère et
constructive avec une anthropologie inspirée par la foi» amène -contrairement au «relativisme» et à «l’utilitarisme»- à construire sur la base de
«fondements sûrs et objectifs». C’est ainsi que se bâtira un monde plus accueillant envers la vie humaine. Et en particulier, respectueux des plus
faibles.
Quant aux théologiens, il leur revient de mettre en lumière «le lien
existant entre liberté et vérité». Lien que le pape qualifie de «fondamental pour une vision éthique correcte et pour l’authentique progrès de
l’humanité». Raison et vérité révélée se rejoignent. «C’est en fait, insiste Jean Paul II, dans la vérité de l’homme, et dans sa dignité ontologique,
percue par la raison et pleinement révélée dans le Christ, que l’on peut
trouver les réponses adéquates à la demande éthique qui émerge de la génétique, des procédés de procréation, de la vie à l’agonie, des problèmes de
l’environnement et de l’avenir de l’humanité».
Répondant à l’hommage adressé par le fondateur et directeur du Centre de
bioéthique, Mgr Elio Sgreccia, Jean-Paul II l’a remercié pour l’apport du
Centre à la défense de la pleine dignité de l’être humain, depuis le moment
de la fécondation jusqu’à sa mort naturelle. «Ecole de la vie», il défend
ainsi la vie de tout individu, même malade ou porteur d’un handicap, a conclu le pape. (apic/imed/mp)



