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apic/Jean Paul II /Irak
Rome: Le pape a reçu Mgr Bidawid patriarche chaldéen catholique d’Irak
Les effets désastreux de l’embargo sur la population civile (160695)
Rome, 16juin(APIC/CIP) Jean-Paul II a reçu vendredi Mgr Raphael Bidawid,
patriarche de Babylone des Chaldéens (Irak). Nul doute que Mgr Bidawid a
informé une fois encore le pape des conséquences désastreuses de l’embargo
imposé à l’Irak, dont les principales victimes sont les enfants.
En visite au Vatican en mars 1994, le patriarche des quelque 750’000
catholiques chaldéens du pays avait informé le pape de l’invitation des
autorités gouvernementales à visiter l’Irak, pour se faire une idée de la
situation et des souffrances de la population irakienne.
Au moment de la guerre du Golfe, le Vatican a dénoncé l’intervention occidentale. Depuis cette guerre, les Nations-Unies maintiennent un embargo
économique contre l’Irak. Les autorités catholiques du pays ont demandé à
plusieurs reprises la levée de cette mesure.
Dans un discours au corps diplomatique, en janvier 1994, le pape s’était
déjà montré préoccupé par l’embargo imposé à l’Irak. Recevant les évêques
irakiens en novembre 1994, Jean Paul II leur avait rappelé combien il
s’était, à plusieurs reprises, a adressé aux responsables politiques de la
région et à la Communauté internationale en souhaitant «que toutes les parties en présence fassent des efforts pour renouer le dialogue et pour offrir l’aide nécessaire aux populations». Le 9 janvier dernier, le pape
avait déclaré devant les diplomates réunis au Vatican pour le Nouvel An,
que «l’embargo doit être manié avec grand discernement et doit être soumis
à des critères stricts d’ordre juridique et d’ordre éthique».
Le vice-Premier ministre irakien Tareq Aziz, qui est catholique, a été
reçu au Vatican à deux reprises, en juin 1994 et en mars dernier, chaque
fois pour demander que le Saint-Siège intervienne pour obtenir la levée de
l’embargo maintenu par le Conseil de Sécurité de l’ONU depuis 1990.
La veille de dernière la visite de Tarek Aziz au Vatican, la salle de
presse du Saint-Siège avait confirmé que, pour le Jubilé de l’an 2000, «le
pape espère pouvoir se rendre sur les traces d’Abraham, de Moïse et de
saint Paul»,concrètement «en Irak, c’est-à-dire dans l’ancienne Mésopotamie, ainsi qu’en Jordanie, en Israël et en Syrie.»
En Irak, le nombre des chrétiens est loin d’être négligeable: 1,2
million soit près de 8 % de la population, selon le recensement de 1987, la
communauté la plus importante étant l’Eglise chaldéenne (750.000 fidèles),
unie à Rome depuis le 16e siècle et jouissant d’une grande autonomie.(apic/cip/mp)



