Le texte contient 36 lignes (max. 75 signes), 385 mots et 2639 signes.

apic/Jean Paul II / médias

Rome: L’Eglise face aux médias (280196)

«Une attitude positive mais lucide», dit Jean Paul II

Rome, 28janvier(APIC) Les médias sont «l’aréopage moderne où se forgent

les comportements et où, de fait, se dessine une culture nouvelle,» a répété Jean-Paul II lors de l’Angelus de dimanche, où il a continué son commentaire du Concile par le décret «Inter Mirifica» sur les moyens de communication sociale.

L’attitude «positive» des pères du Concile envers les médias n’en est

pas moins «lucide»: «service inestimable» de l’homme de notre temps, ils

peuvent aussi se retourner contre lui. La question éthique est incontournable. Les médias sont en effet au service de l’homme, et de la femme. Le pape a rappelé le contenu de son message pour la Journeé des médias publié le

24 janvier, fête de Saint Francois de Sales patron des journalistes. Les

messages des médias peuvent s’avérer «contradictoires», et influer «en positif ou en négatif» sur les personnes et les familles, les habitudes de

vie. Une question se pose donc: «Un domaine aussi délicat peut-il rester

privé de règles et d’orientations éthiques et morales équilibrées?»

«Inter mirifica» aborde la questions du «droit a l’information», avec

son premier corollaire, l’exigence de la vérité dans la communication. Deuxième corollaire, «la justice et la charite étant sauves», l’intégrité (intégralité) de la communication. De plus, le mode de communication n’est pas

lui-meme indifférent. Il doit être «honnête et convenable», en d’autres

termes, explique Jean-Paul II, «respectueux des règles morales, des droits

légitimes, de la dignité de l’homme».

Cette «lourde responsabilite» ne repose pas seulement, insiste le Pape,

sur «le monde des médias» -»aujourd’hui devenus extraordinairement puissants»-. Elle repose sur «toute la société civile». Celle-ci ne saurait

être un «destinataire passif» de toute information. Ce domaine décisif de

la société ne doit pas être «abandonné aux jeux du marché».

Que faire? Il faut une «protection» qui puisse d’une part «garantir une

confrontation équilibrée et démocratiques des opinions», et d’autre part

«sauvegarder les droits de chaque membre de la comunauté». Et, ajoute le

pape, «en particulier des plus jeunes et des personnes moins douées de sens

critique».

«La liberté n’est pas une fin en soi», rappelle enfin Jean-Paul II à

propos de la liberté de l’information. «Elle est vraie et authentique seulement lorsqu’elle est mise au service de la vérité, de la solidarité et de

la paix». (apic/imed/mp)

28 janvier 1996 | 00:00
par webmaster@kath.ch
Partagez!