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Jérusalem:Appel angoissé du Patriarcat latin et (141096)
de la Commission «Justice et Paix» de Jérusalem
«La population palestinienne est en danger»
Jérusalem, 14octobre (APIC) «La population palestinienne est en danger»:
tel est le cri d’alarme angoissé qu’adressent ces jours-ci aux évêques du
monde entier le Patriarcat latin et la Commission «Justice et Paix» de Jérusalem. Toutes les institutions palestiniennes de la Cisjordanie, de Gaza
et de Jérusalem – y compris les écoles et les hôpitaux – se trouvent
«étranglées» par le bouclage de la circulation imposé par les Israéliens.
Contrairement aux rapports «généralement faux» répercutés par les médias
du monde, écrivent les responsables chrétiens de Jérusalem, on ne peut parler d’assouplissement du côté israélien: le bouclage des territoires
occupés et de Gaza se poursuit. Suite aux récents événements tragiques
survenus en Terre Sainte, la situation des Palestiniens de la Cisjordanie,
de Jérusalem et de Gaza «continue de se détériorer».
Les Palestiniens privés du droit à la libre circulation
«Le gouvernement israélien suit une politique stricte qui fait de la
Cisjordanie et de Gaza des zones militaires fermées. Cela implique que les
Palestiniens se trouvent privés du droit à la libre circulation». Ainsi que
l’écrivent les responsables chrétiens dans leur «Appel pressant pour une
action de soutien et d’appui», les habitants de Jérusalem ne sont pas autorisés à se rendre en Cisjordanie pour des motifs d’affaires ou des raisons
religieuses, pour des soins médicaux dans les hôpitaux et cliniques, ni
pour la fréquentation des écoles et des universités.
Il en va de même, pour les mêmes motifs, pour les Palestiniens de Cisjordanie et de Gaza qui veulent se rendre à Jérusalem. La libre circulation
entre les villes de la Cisjordanie est en outre sévèrement limitée, voire
défendue. «De ce fait, toutes les institutions de Cisjordanie, de Gaza et
de Jérusalem-Est, y compris les écoles et les hôpitaux, se trouvent étranglées».
La survie des populations palestiniennes en jeu
«L’angoisse, la détresse et le découragement de la population palestinienne s’accroissent de jour en jour», peut-on lire dans l’appel adressé
aux évêques du monde entier par le Patriarcat latin et la Commission «Justice et Paix» de Jérusalem. Ils leur demandent instamment d’entreprendre
des actions concrètes. «Avertissez vos communautés et vos commissions du
danger qui menace les institutions de Terre Sainte, voire la survie des populations palestiniennes. Contactez les autorités de votre pays».
Les responsables chrétiens souhaitent également dans tous les pays une
interpellation des représentants du gouvernement israélien afin de protester contre la détérioration de la situation et le «caractère punitif» du
bouclage. Le communiqué demande de soutenir le rétablissement du droit à la
libre circulation, du droit fondamental à l’éducation et à la liberté du
culte religieux, d’accès aux soins médicaux, du droit au travail et au respect et l’application immédiate des accords de paix d’Oslo.
Sur place, divers responsables chrétiens n’hésitent plus à parler de politique d’»apartheid» à l’égard des Palestiniens, quand ce n’est pas de
«purification ethnique». Cette politique vise à réduire la proportion
d’Arabes à Jérusalem-Est, où ces derniers sont déjà devenus minoritaires
suite à une politique de développement des quartiers juifs et du gel des
constructions dans les quartiers arabes. (apic/com/ba)



