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apic/Jérusalem/ rencontre

Jérusalem: 200 dignitaires juifs, (300895)

chrétiens et musulmans réunis pour la paix

Jérusalem, 30août(APIC) Quelques 200 dignitaires juifs, chétiens et musulmans sont réunis depuis mardi à Jérusalem pour débattre ensemble de la

coexistence des trois religions monothéistes dans la Ville Sainte. Le cardinal Roger Etchegaray, président du Conseil pontifical «Justice et Paix» a

relevé que si tous peuvent se réclamer de Jérusalem, aucun ne peut la réclamer en excluant les autres. Jérusalem ne peut rester un lieu de déchirures et de divisions.

Pour le cardinal, vivre à Jérusalem, c’est y vivre en paix coûte que

coûte. Jérusalem «n’est pas un lieu qu’on possède, mais un lieu qui nous

possède. Elle est un lieu dégagé des appartenances ordinaires, un lieu où

chacun doit se dévêtir de ses allégeances humaines pour être tout entier à

la seule allégeance qui compte, celle de Dieu.»

Le chemin d’amitié entre juifs, chrétiens et musulmans, qui est mené en

divers lieux du monde, devait passer par Jérusalem, a relevé Andrea Riccardi, fondateur de la Communauté Sant’Egidio, initiatrice de la rencontre. On

ne vient pas à Jérusalem en ignorant le fait qu’il y a une souffrance irrésolue, partagée en cet enlacement de problèmes politiques, nationaux et religieux, a-t-il ajouté.

Côté palestinien, Abdel Salan Abu Sukhheidem, conseiller spirituel

d’Arafat, a souligné que Jérusalem était depuis des siècles aussi une ville

arabe. Aujourd’hui des croyants palestiniens doivent quitter la ville ou y

vivre comme des étrangers. Ca n’est pas juste, a-t-il déploré.

Le point central de notre pensée, l’idée la plus forte est que Jérusalem

doit être le cité de la paix, a insisté Mordechai Piron, ancien rabbin en

chef de l’armée israélienne. Pour le dignitaire juif, l’unique chemin de la

paix passe par le dialogue, la sympathie, l’amour et la compréhension mutuelle.

Ce colloque n’émettra pas de proclamations ou de documents, a précisé

Andrea Riccardi. «Nous allons planter trois arbres, signes de proximité

mais aussi d’enracinement dans la terre de cette ville. Notre prière est

que ces arbres grandissent vers le ciel, les uns vers les autres dans la

même terre». (apic/mp)

30 août 1995 | 00:00
par webmaster@kath.ch
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