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Rome: les jésuites modifient leurs constitutions (270995)
Les religieux non-prêtres admis à voter lors des Congrégations générales
Rome, 27septembre(APIC) Désormais, les «frères» jésuites non-prêtres
pourront participer au vote de la Congrégation générale, et élire le Préposé général, sans être pour autant éligibles eux-mêmes. Telle est la principale nouveauté contenue dans les 21 «Décrets, et normes complémentaires»,
promulgués mercredi à Rome par le Préposé général, le Père Hans Peter Kolvenbach.
Diverses modifications de normes avaient été décidées lors de la 34 Congrégation générale de la Compagnie qui s’est déroulée à Rome du 5 janvier
au 22 mars 1995. Trois des réformes discutées qui touchent «le droit pontifical de la Constitution» de la Compagnie ont nécessité une approbation du
pape. Les autres nouveaux décrets sont promulgués sous la seule responsabilité de la Compagnie de Jésus.
Dans une lettre adressée au Père Kolvenbach, et datée du 27 septembre
1995, le Pape Jean-Paul II donne son accord sur ces points. Le nouveau texte de la Compagnie précise que la représentation des frères, ou «coadjuteurs temporels», ne devra pas dépasser 10% des suffrages en cas de vote.
Les religieux non-prêtres sont actuellement 2’801 au sein de la Compagnie
de Jésus qui compte 23’466 membres. Ce chiffre comprend également les «coadjuteurs spirituels» qui sont les prêtres n’ayant pas accompli le quatrième voeu de l’obéissance au pape pour les missions, aujourd’hui une minorité
dans la Compagnie. Ces deux catégories désormais admises à voter, les «coadjuteurs temporels» et «coadjuteurs spirituels» constituent ensemble les
«coadjuteurs formés», dont le dénominateur commun est d’avoir terminé le
cycle d’études dans la Compagnie.
La seconde réforme pour laquelle le Pape devait donner son accord concerne l’accès des jésuites à des fonctions de responsabilités dans l’Eglise. En effet, depuis toujours, les jésuites font le voeu de refuser l’accès
a toute «dignite ecclésiastique». Mais, dans les faits, le pape peut demander à un jésuite d’accepter une telle charge. C’est ainsi qu’il y a actuellement 70 évêques et 5 cardinaux jésuites. Les constitutions de la Compagnie souffraient en ce domaine d’un manque de précision juridique. Le nouveau texte précise que les «dignités ecclésiastiques» visées par ce voeu se
limitent «à l’épiscopat et aux charges de vicaire général et de vicaire
épiscopal».
Enfin, la troisième réforme pour laquelle le pape a dû donner son approbation touche la décision de fermer tel ou tel centre ou maison appartenant
à la Compagnie. Jusqu’à présent, les jésuites devaient recevoir l’aval du
pape pour procéder à la fermeture de l’un de leurs établissements. A l’avenir, ils prendront cette décision sous leur propre responsabilité. (apicjmg/mp)



