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apic/Journée Mondiale des malades/pape
Rome: publication du message du pape pour la Journée mondiale des malades
Célébration dans la basilique de Yamoussoukro (221194)
Rome, 22novembre(APIC) Le Vatican a publié mardi le message du pape Jean
Paul II pour la Journée mondiale des Malades 1995, célébrée le 11 février
dans le monde entier. Il annonce que la principale manifestation se déroulera dans la basilique de Yamoussoukro, en Côte d’Ivoire. Sa célébration en
terre africaine, écrit le pape, invite à réfléchir sur le rapport entre la
douleur et la paix.
Cette rencontre, explique Jean-Paul II dans le message consacré à cette
journée, sera célébrée en lien avec l’Assemblée spéciale pour l’Afrique du
Synode des évêques. Elle sera «aussi l’occasion de participer à la joie de
l’Eglise ivoirienne, qui fêtera le centenaire de l’arrivée des premiers
missionnaires».
Dans le monde, poursuit le pape, l’identification des causes de souffrance et la recherche des remèdes est une affaire difficile. Quand ce ne
sont pas des chrétiens qui se livrent à des luttes fratricides… Pourtant,
observe Jean-Paul II, le chrétien, par l’acceptation de la mort de la souffrance, témoigne de la force qu’il trouve dans la Croix. «La valorisation
de la souffrance et son offrande pour le salut du monde sont déjà en soi
actions et missions de paix, car le témoignage courageux des faibles, des
malades et de ceux qui souffrent peut conduire à la plus haute contribution
à la paix».
Développant l’idée centrale de son message, le pape souligne encore que
«tout croyant sait qu’en s’associant aux souffrances du Christ, il devient
un authentique artisan de paix». «Ceci est un mystère insondable, dont les
fruits sont repérables avec évidence dans l’histoire de l’Eglise, en particulier dans la vie des saints». En résumé, «si une souffrance existe qui
conduit à la mort, il est une souffrance qui porte à la conversion et à la
transformation du coeur de l’homme».
En conclusion, Jean-Paul II demande à ceux qui souffrent dans leur
esprit et dans leur corps de considérer cet état comme «un appel de Dieu
pour devenir des opérateurs de paix à travers l’offrande de la douleur» et
de demander à Jésus «la force de transformer l’épreuve en don».
Ce message ne s’adresse pas seulement aux individus mais également à la
société, que Jean-Paul II juge elle aussi malade. «Elle est malade, observe-t-il, de l’égoïsme débridé, de l’individualisme utilitaire souvent proposé comme modèle de vie, de la négation ou de l’indifférence, qui est démontrée par la crise des valeurs spirituelles et morales qui préoccupe tant
l’humanité». Jean-Paul II ajoute: «Les maladies de l’esprit ne sont pas
moins périlleuses que les maladies physiques, entre elles s’exerce une influence réciproque». (apic/jmg/pr)



