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Rome: Le Jubilé de l’an 2000, selon la vision (260896)

du théologien protestant italien Giorgio Girardet

«Le vivre de manière oecuménique et critique»

Rome, 26août(APIC) «Nous voulons fêter l’an 2000 en invitant nos communautés à redécouvrir leurs propres racines chrétiennes», a déclaré au journal italien protestant «Riforma», le théologien réformé Giorgio Girardet.

Les protestants de doivent pas s’exclure de cette célébration, mais au

contraire la fêter de manière critique. Selon le théologien italien, membre

de l’Eglise évangélique «vaudoise» du Piémont italien, «certaines erreurs

doivent être éliminées. Entre autres, le mélange inadmissible de l’année

jubilaire avec la fin du monde au sens biblique, la pratique catholique des

indulgences autour de l’Année Sainte ou la trop grande concentration de

l’événement sur Rome. Toutes ces tendances sont peu oecuméniques».

Toujours selon Giorgio Girardet, les protestants doivent saisir l’occasion de l’année jubilaire pour mettre aussi en évidence leur propre voix,

en exhortant tous les chrétiens à rendre actuelle la foi chrétienne».

Les «Vaudois» du Piémont italien – à ne pas confondre avec les Vaudois

habitant le canton de Vaud en Suisse -, tirent leur nom de Pierre Valdès,

ou Valdo, un riche négociant lyonnais du XIIe siècle qui, ayant renoncé à

tous ses biens, entreprit de prêcher le retour à la pureté évangélique. Il

s’attaqua à la richesse du clergé et réclama des traductions de la Bible en

langue vulgaire pour le peuple. Bientôt il mit en cause le principe même

d’un clergé et d’une hiérarchie et ne garda que le baptême et la Cène comme

véritables sacrements. Bien que sa doctrine ait été condamnée par les Conciles du Latran (1179) et de Vérone (1184), les disciples de Pierre Valdès,

appelés à l’origine «les Pauvres de Lyon», se répandirent dans tout le massif alpin, jusqu’en Bohême et en Allemagne, mais surtout en Italie, dans

les vallées du Piémont. Ils subsistèrent malgré les sanglantes répressions

dont ils furent l’objet à plusieurs reprises.

Véritables précurseurs de la Réforme, ils s’y rallièrent en 1532 et forment aujourd’hui la majorité des protestants italiens. L’Eglise évangélique

vaudoise est constituée de communautés autonomes assistées d’un pasteur.

Son exécutif, la «Table Vaudoise», est désignée par le synode élu par ces

communautés. (apic/cic/theo/ba)

26 août 1996 | 00:00
par webmaster@kath.ch
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