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Pays-Bas: «Justice et Paix» dénonce (141096)
le développement du racisme en Europe
Délégations de 25 pays réunies en Hollande
Kerkrade (Pays-Bas) 14octobre (APIC) L’assemblée de la Conférence européenne des Commissions «Justice et Paix», a dénoncé l’accroissement du racisme en Europe. Elle demande que les instruments internationaux pour l’élimination des discriminations raciales soient pleinement appliqués et complétés. L’assemblée a également approuvé une déclaration qui exige que la lutte contre la pauvreté et l’exclusion soit inclue explicitement dans les objectifs du Traité européen de Maastricht.
L’assemblée annuelle des commissions «Justice et Paix» d’Europe, a clôturé ses travaux dimanche ä Kerkrade, au Pays-Bas. Des représentants de 25
pays parmi lesquels la Suisse et trois délégations invitées venues du Ghana, du Libéria et du Surinam. Mgr François-Xavier Nguyen Van Thuan, viceprésident du Conseil pontifical «Justice et Paix» a participé aux travaux
de l’assemblée.
La session de Kerkrade a été rythmée par trois interventions sur le racisme. Celle du professeur Fred van Iersel, de Tilburg, aux Pays-Bas, qui a
fait le lien entre le racisme et les religions. Le professeur slovène Anton
Stres, de Ljubljiana, a parlé de son côté de «l’Eglise face au racisme».
Enfin Ann Dummet, de Londres, spécialiste du racisme et du droit de la citoyenneté, a fait un exposé sur la réalité actuelle du racisme en Europe.
Nouvelle réalité de l’immigration
Les échanges ont permis de constater qu’aucune société européenne
n’échappe au risque du racisme et de la xénophobie. L’Europe centrale avec
les Tziganes, l’Europe occidentale avec les réfugiés, les pays méditerranéens devant la nouvelle réalité de l’immigration. Ces différentes régions
expérimentent des réactions de rejet dans un contexte de profonde incertitude face à l’avenir. Les religions et l’humanisme moderne ayant tendance à
affirmer leur supériorité face à toute autre expression religieuse ou culturelle de l’humanité peuvent être des terrains favorables au racisme. De
plus la crise sociale et économique que traverse l’Europe favorise la recherche de boucs émissaires. Les Commissions «Justice et Paix» vont poursuivre pendant les trois années à venir leur réflexions sur le nationalisme, les politiques d’asile et migratoire, le racisme et la xénophobie.
L’assemblée a appris avec satisfaction que Mgr Carlos Filipe Ximenes Belo, évêque de Dili, conjointement à son compatriote Jose Ramos Horta, avait
reçu le Prix Nobel de la Paix. Par ce prix, «l’engagement des deux lauréats
pour la paix dans la justice au Timor Oriental est ainsi pleinement reconnu
au plan international». (apic/com/ba)



