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apic/Kenya/Droit de l’homme
Kenya: Mise en place d’une commission gouvernementale «Droit de l’homme»
Une manoeuvre pour duper les organisations internationales?
Nairobi, 8août(APIC) La décision du gouvernement de l’Union nationale
africaine du Kenya (KANU) de mettre en place une commission des droits de
l’homme n’est qu’un simple exercice de relations publiques en vue de duper
les détracteurs du gouvernement et les organisations d’entraide internationales, dénoncent le pasteur presbytérien Timothy Njoya et le prêtre anglican Jephthath Gathaka.
La décision du gouvernement de former cette commission fait suite à la
vague de critiques, dans le pays et à l’étranger, concernant la situation
des droits de l’homme au Kenya. Alors que la presse pro-gouvernementale
continue de soutenir le KANU, certaines Eglises réclament des réformes.
Le pasteur Njoya a appelé les Kényens à mettre en place leurs propres
comités pour suivre la situation de près car, a-t-il souligné, que peut-on
attendre d’institutions sans légitimité, dont la survie dépend d’élections
truquées, de la corruption, et de provocations visant à monter un groupe
ethnique contre l’autre.
Selon un rapport publié le mois dernier par Human Rights Watch-Africa,
de New York, depuis 1991, au moins 1’500 Kényens seraient morts des suites
de violences politiques.
Le juriste et parlementaire Moses Wetangula a été nommé par le gouvernement pour diriger ladite commission. Mais cette initiative de dernière minute n’a apparemment pas impressionné les organisations internationales qui
ont décidé de faire de l’amélioration de la situation des droits une condition préalable à la poursuite de leur aide. (apic/eni/pr)



