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apic/Kirchenvolksbegehren/Lancement au Tirol du Sud
Italie:La pétition du peuple de l’Eglise (031195)
lancée le 26 novembre dans le Tirol du Sud
Selon les partisans de l’iniative, pas de danger de schisme
Bolzano/Bressanone, 3 novembre(APIC) La récolte de signatures pour la pétition du peuple de l’Eglise, qui s’achève le 12 novembre en Allemagne, démarrera à son tour dans le Tirol du Sud (Italie) le 26 novembre prochain.
Comme ils l’ont annoncé à Bolzano (Bozen), les organisateurs de cette initiative pour des réformes dans l’Eglise espèrent récolter quelque 10’000
signatures en trois semaines dans cette région de l’Italie où vit une importante communauté germanopohone.
Le porte-parole des partisans de l’iniative, Robert Hochgruber, professeur de religion à Brixen (Bressanone), a expliqué au cours d’une conférence de presse qu’il n’y pas de danger de schisme dans l’Eglise du Tirol du
Sud.
Parmi les revendications centrales de la pétition venue d’Autriche, soutenue par le groupe «Pour une Eglise plus vivante», il y a la construction
d’une Eglise plus fraternelle, la pleine égalité hommes-femmes, avec l’accès des femmes au sacerdoce, le libre choix pour les prêtres entre le célibat ou le mariage, et une approche plus positive de la sexualité de la part
de l’Eglise.
Robert Hochgruber affirme que les initiateurs cherchent ainsi à mettre
en marche un processus de prise de conscience dans l’Eglise, dans le but de
construire une Eglise «plus vivante, plus ouverte, davantage orientée vers
les gens». Ce «Kirchenvolksbegehren» n’est dirigé contre personne, a-t-il
souligné, et notamment pas contre l’évêque de Bolzano-Bressanone (BozenBrixen), Mgr Wilhelm Emil Egger.
Les auteurs de la pétition sont persuadés que leur démarche aboutira
tout de même à un dialogue avec la direction de l’Eglise au Tirol du Sud.
Mgr Egger redoute que la pétition ne conduise à des querelles inutiles et à
une rupture dans la communication existant jusqu’à présent entre les fidèles et les responsables du diocèse. Les initiants souhaitent que les demandes de la pétition soient discutées dans un «rassemblement diocésain» après
la fin de la récolte des signatures. Afin de trouver de l’appui auprès des
trois groupes linguistiques de la région, la pétition a été également rédigée en italien et en langue ladine. (apic/kap/be)



