apic/»La Croix» subventions étatiques diminuées
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France: L’Etat réduit la subvention de «La Croix» (080196)
La situation du quotidien s’en trouve fragilisée
Paris, 8janvier(APIC) La direction du journal catholique «La Croix» vient
d’être informée de la baisse de 3,5 % du montant de la subvention que
l’Etat devait lui accorder pour 1995 au titre de l’aide aux quotidiens à
faibles ressources publicitaires. Une réduction qui risque de fragiliser la
situation du journal.
La somme correspondant à la réduction sera déduite du solde qui restait
à verser au quotidien. La subvention prévue pour 1995 s’élevait à 7,2 millions de francs français.
Après l’augmentation considérable du prix du papier et les difficultés
de diffusion lors des récentes grèves, la réduction contribue à fragiliser
la situation du quotidien, avertit la direction de «La Croix», qui regrette
que l’Etat ne respecte pas ses engagements. L’amputation des montants prévus pour 1995 intervient en effet après que l’Etat, après avoir annoncé le
doublement de l’aide globale à la presse pour 1996, a réduit cette augmentation de 50 %.
Le fonds d’aide aux quotidiens à faibles ressources publicitaires a été
mis en place en 1980 pour corriger les effets malsains de la concentration
de la vente d’espaces publicitaires sur quelques journaux. Il bénéficie essentiellement à «La Croix» et à «L’Humanité», après avoir aussi concerné
«Libération», «Présent» et «Le Quotidien de Paris». Il est alimenté par une
taxe sur la publicité télévisée. On le présente à tort comme une aide directe de l’Etat, explique «La Croix», puisqu’il s’agit en fait d’un transfert qui ne pèse que sur le budget de la télévision. Transfert que le journal juge logique, en raison de la ponction toujours plus grande exercée par
la télévision sur le marché publicitaire.
La direction du journal catholique «regrette que le mouvement erratique
du volume des aides ne soit indexé ni sur le montant de la taxe sur la publicité à la télévision, ni sur le chiffre d’affaires de la presse dans son
ensemble ou, en particulier, des journaux concernés. Ce n’est pas aider la
presse, dit-elle, que de la laisser, chaque année, dans l’incertitude de la
reconduction du montant d’une aide indispensable à son existence». (apiccip/ba)




