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apic/Léonard/Gaillot
Belgique: Mgr Léonard commente l’éviction de Mgr Gaillot (310195)
L’évêque de Namur estime qu’il faut passer de l’émotion à la réfexion
Namur, 31janvier(APIC) Il faut passer de l’émotion à la réflexion, estime
Mgr André-Mutien Léonard, évêque de Namur, en commentant la révocation de
Mgr Jacques Gaillot comme évêque d’Evreux. Dans son billet mensuel, l’évêque de Namur, qui n’avait pas hésité a chanter sur les ondes belges une
composition de son cru sur l’air de Brassens, pour répondre à ses détracteurs, pense que ce qui est en cause est la position discordante adoptée
par l’ex-évêque d’Evreux sur des points importants de morale.
Dans son billet mensuel «Visite pastorale à domicile» publié le 31 janvier dans le quotidien «Vers l’Avenir», Mgr André-Mutien Léonard, évêque de
Namur, invite ses lecteurs à «passer de l’émotion à la réflexion» et estime
que la vivacité des réactions s’explique par «l’absence d’information approfondie». Désireux de contribuer à «une bonne information», sans pour antant apporter d’éléments nouveaux, l’évêque de Namur présente son billet
comme «une première contribution». En revenant sur les déclarations de Mgr
Joseph Duval, président de la Conférence des évêques de France. En citant
Mgr Daniel Labille, évêque de Soissons, Laon et Saint-Quentin, en reprenant
aussi les déclarations faite par feu Mgr Albert Decourtay, archevêque de
Lyon.
Mgr Gaillot écarté parce qu’il se préoccupait des exclus de la société?
Mgr Léonard s’en étonne: «Ce qui est en question est tout autre chose:
c’est la position discordante adoptée par l’ancien évêque d’Evreux sur des
points importants de morale (et donc aussi de doctrine)» et son «sens de
l’Eglise par rapport aux autres évêques de France et par rapport au Pape».
D’autres ont peut-être jugé injurieux que Mgr Gaillot soit transféré à
un diocèse fictif. Or, précise Mgr Léonard, «c’est le cas de tous les évêques auxiliaires de par le monde». L’évêque de Namur regrette que ces explications n’aient pas été communiquées en même temps que la sanction.
Après une large citation de l’accord en huit points survenu en 1989 entre le cardinal Albert Decourtray et Mgr Gaillot, Mgr Léonard, note encore
qu’on pourra longtemps épiloguer sur la question de savoir si, après dix
ans de contacts et d’interpellations, la décision de Rome a finalement été
trop abrupte, mais , écrit-il, «il importe tout autant de ne pas sous-estimer l’épaisseur et la gravité du dossier qui est, je le répète, d’ordre moral, doctrinal et ecclésial et non point d’ordre social comme on l’insinue
souvent». (apic/cip/pr)




