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apic/Lèpre Journée mondiale
Journée mondiale des lépreux le 28 janvier
Etendre le dépistage pour enrayer la maladie (240196)
Bruxelles, 24janvier(APIC) La lèpre recule lentement, mais sûrement. «Ses
jours sont comptés», estime à Bruxelles la Fondation Damien – du nom de
«l’apôtre» belge des lépreux -, à la veille de sa campagne du 25 au 28 janvier pour la Journée mondiale des lépreux.
Les lépreux étaient encore au nombre de 15 millions, au début des années
70. Ils ne sont plus que 5 millions aujourd’hui. Sur trois personnes touchées par la lèpre, une est en traitement; une autre a été soignée et donc
débarrassée du bacille, mais restera marquée par des paralysies et des mutilations, séquelles d’une maladie détectée tardivement et donc soignée
trop tard.
Pour le dernier tiers des personnes atteintes par la lèpre, la maladie
est encore dans sa phase d’incubation. Or les symptomes ne se manifestent
qu’au bout de 3, 5, 10 ans… C’est dire l’importance primordiale d’un dépistage pour éviter l’insensibilisation de certains nerfs.
A côté des soins à prodiguer aux malades, le dépistage est une tâche
d’envergure pour les équipes médicales de la Fondation Damien. Un relevé
épidémiologique de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) enregistrait,
le 23 juin dernier, 560’646 nouveaux cas de lèpre au cours de l’année 1994,
soit un peu plus de 10’000 cas chaque semaine.
Une fois dépistée, la lèpre, heureusement, ne résiste pas au traitement
actuel qui combine plusieurs médicaments. Cette polychimiothérapie, mise en
oeuvre depuis 1981, a permis de guérir 7,5 millions de malades en 15 ans.
Encore faut-il intensifier le dépistage. Or, malgré un nombre de malades en
diminution, la détection de la lèpre exige des moyens aussi importants
qu’il y a dix ans. Sans cela, au lieu de diminuer, le nombre de lépreux
augmentera à partir des cas contagieux non dépistés et non traités.
Un espoir, dans le réalisme
Pour l’an 2000, l’OMS voudrait que la lèpre soit éliminée, partout dans
le monde, en tant que problème de santé publique. En clair, il faut arriver
à moins de 1 cas pour 10’000 habitants, soit moins de 600’000 lépreux pour
6 milliards d’habitants.
S’y ajoute une lutte accrue contre la tuberculose, qui présente de nombreux points communs avec la lèpre. Contre laquelle la Fondation Damien est
également engagée. (apic/cip/pr)




