Le texte contient 37 lignes (max. 75 signes), 416 mots et 2792 signes.

apic/Levée des condamnations/Déclaration commune/ catholiques/luthériens

Genève: Les luthériens espèrent un (100295)

rapprochement avec l’Eglise catholique

Une déclaration officielle commune en 1997

Genève, 10février(APIC) La Fédération luthérienne mondiale (FLM) envisage

de publier en 1997 une déclaration officielle commune avec les catholiques

romains qui marquerait l’apaisement d’une division doctrinale entre les

deux confessions, après plus de 25 ans de dialogue. Les luthériens espèrent

en effet un rapprochement avec l’Eglise catholique romaine qui permettrait

de lever les condamnations réciproques, confirme Ishmael Noko, le nouveau

secrétaire général de la FLM, dans un communiqué publié à Genève.

Le pasteur Noko pense que l’Assemblée générale de la FLM, prévue à Hongkong en 1997, approuvera une déclaration commune avec l’Eglise catholique

romaine qui autorisera les deux confessions à lever les condamnations réciproques, remontant au 16e siècle, sur la «doctrine de la justification».

450e anniversaire du décret sur la justification par la foi en 1997

La doctrine de la justification a été l’un des points ayant provoqué la

rupture du réformateur Martin Luther avec l’Eglise catholique romaine en

1517, et marqué le début de la Réforme. Luther croyait en la justification

par la foi et non sur la base de «la force, des mérites ou des actes».

L’année 1997 marquera le 450e anniversaire du décret sur la justification du Concile de Trente en 1547 par lequel l’Eglise catholique romaine a

condamné ce qui était perçu comme la doctrine luthérienne de la justification. Les luthériens ont aussi condamné à cette époque ce qu’ils

considéraient comme la doctrine catholique romaine de la justification.

A la base de ce projet de déclaration commune, il y a la conviction, a

précisé I. Noko, qu’en dépit des divergences existant encore sur la

doctrine de la justification entre les deux confessions, le consensus est

tel que «les divergences qui subsistent ne sont pas et ne devraient pas

être des éléments de division des Eglises».

Quand les luthériens pensent aux divergences, ils doivent également reconnaître qu’il y a, parmi leurs propres théologiens, des différences de

vue quant à l’interprétation et l’application de la doctrine de la justification, relève le secrétaire général de la FLM. Aussi, «la question n’est

pas de savoir si ces divergences existent, mais plutôt de savoir si elles

sont assez importantes pour être des éléments de division des Eglises.»

Un projet de déclaration commune a été soumis à toutes les Eglises membres de la FLM pour consultation. Ce processus est nécessaire, estime la

FLM, parce que l’Assemblée générale ne possède aucune autorité doctrinale

pour les Eglises membres et il faut d’abord parvenir à un consensus entre

les Eglises membres. (apic/eni/be)

10 février 1995 | 00:00
par webmaster@kath.ch
Temps de lecture : env. 2  min.
Partagez!