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apic/Liturgie/Langage inclusif/Attention au langage trop féministe
Rome: Des liturgistes se penchent sur le «langage inclusif» (260195)
dans les textes liturgiques et bibliques destinés à l’Amérique
Eviter toute discrimination sexiste, mais attention au féminisme
Rome, 26janvier(APIC) Rome a accueilli la semaine dernière une réunion
consacrée aux problèmes que pose la traduction à destination de l’Amérique
de textes de la liturgie ou de la Bible. Un groupe d’experts s’est penché
sur le «langage inclusif» destiné à éviter toute discrimination sexiste
vis-à-vis des femmes, un problème brûlant dans l’Eglise nord américaine, et
qui avait provoqué un grand retard dans la publication de la traduction anglaise du nouveau catéchisme, jugée trop «féministe».
La rencontre a surtout porté sur l’usage dans la liturgie de ce qu’il
est convenu d’appeler le langage inclusif, qui refuse les mots «homme»,
«Dieu», «Père», par exemple, comme des termes génériques qui s’appliquent
aussi bien à l’homme qu’à la femme. «L’inclusiv language» précise à chaque
fois «homme et femme» ou utilise des tournures qui évitent toute discrimination sexiste vis-à-vis des femmes.
La publication du Catéchisme de l’Eglise catholique en américain retardée
Le problème est brûlant dans l’Eglise nord américaine. Il avait déjà retardé de presque deux ans la publication du Catéchisme de l’Eglise catholique en langue anglaise, dont Rome avait exigé que la traduction (»trop féministe», selon certaines sources) soit refondue dans un sens plus classique. Le problème vient de rejaillir, avec le rejet récent par Rome, d’une
traduction de la Bible non conforme à ses critères. Enfin, la question est
ouverte, en permanence depuis plusieurs années, à propos de la liturgie de
la messe.
Selon le communiqué officiel, qui reconnaît «la complexité» du problème,
«les participants à cette réunion ont exprimé une vive satisfaction du fait
d’avoir pu rendre compte de leurs préoccupations les plus importantes» dans
un climat «cordial et respectueux». Les conclusions de la rencontre, indique le même communiqué, ne sont pas publiques mais ont été transmises aux
dicastères du Saint-Siège responsables de l’approbation des traductions des
textes liturgiques. (apic/cip/jmg/be)
Cette réunion a rassemblé un groupe d’experts nord-américains conduits par
Mgr Donald Trautman, président de la Commission pour la Liturgie de la Conférence épiscopale des Etats-Unis, et quelques autres experts des questions
bibliques et liturgiques «résidant à Rome», parmi lesquels le jésuite français Albert Vanhoye, secrétaire de la Commission Biblique Pontificale.
(apic/jmg/be)




