Le texte contient 32 lignes (max. 75 signes), 335 mots et 2278 signes.

apic/Loi Suisse/Travail/Eglises

Suisse: Révision partielle de la loi fédérale sur le travail

Les Eglises s’insurgent (230295)

Berne, 23février(APIC) Sous le titre «Les Eglises s’insurgent», l’Institut d’éthique sociale de la Fédération des Eglises protestantes de la Suisse et la commission nationale «Justice et Paix» de la Conférence des évêques suisses publient un communiqué pour condamner la révision partielle de

la loi fédérale sur le travail, prônée par la commission préparatoire du

Conseil national.

Les Chambres fédérales, qui auront à débattre lors de la session de mars

des propositions de la commission de supprimer la compensation obligatoire

en temps prévue pour le travail de nuit et le dimanche, et d’assouplir encore l’interdiction d’ouvrir les magasins le dimanche, sont invitées à

suivre le Conseil fédéral et à ne pas accorder la liberté de choix entre

la compensation en temps et la compensation en argent.

Pour les Eglises, la direction prise par la commission du Conseil national chargée de l’examen préalable du projet de révision de la loi sur le

travail est préoccupante. Les Eglises suisses, disent l’Institut d’éthique

sociale de la FEPS et la commission Justice et Paix, se sont prononcées en

faveur d’une compensation en temps obligatoire pour le travail de nuit et

du dimanche. «Cette mesure devrait contribuer à atténuer les conséquences

dommageables pour la santé entraînées par le travail atypique. La question

de la santé des travailleuses et des travailleurs est en effet primordiale».

Quant à l’exigence de la commission de l’économie et des redevances du

Conseil national d’autoriser les cantons à considérer six dimanches par an

comme jours ouvrables pour le commerce de détail, elle est inacceptable,

soutiennent les Eglises. «Ce serait, insistent les deux organismes, porter

un coup fatal à la signification sociale, familiale, culturelle et religieuse du dimanche. Accepter une telle dérogation, c’est ouvrir les vannes

au démantèlement du repos dominical, c’est-à-dire une journée libérée des

contraintes occasionnées par le travail et la consommation».

Les Eglises espèrent en conclusion que le Conseil national comme le Conseil des Etats ne passeront pas à «côté de ces questions essentielles».

(apic/com/pr)

23 février 1995 | 00:00
par webmaster@kath.ch
Partagez!