Le texte contient 44 lignes (max. 75 signes), 385 mots et 2615 signes.

apic/Loterie nationale britannique/controvers baptistes John Major

Londres: La Loterie nationale dans le collimateur des Eglises (110396)

Réponse cinglante au Premier ministre John Major

Londres, 11mars(APIC) Le Premier ministre britannique John Major pensait

avoir une bonne idée en suggérant aux Eglises de profiter de la Loterie nationale pour financer la restauration d’anciennes églises. Vive réplique de

David Coffey, secrétaire général de l’Union baptiste de Grande-Bretagne,

qui insiste sur les ravages provoqués par les jeux d’argent.

Selon le Service de presse baptiste européen, nombreux en effet sont les

chrétiens britanniques qui désapprouvent le principe de la Loterie nationale, qui a été créée en Grande-Bretagne en novembre 1994.

Lors d’une interview publiée par le «Sunday Telegraph» de Londres, le

premier ministre John Major a critiqué cette attitude. Selon lui, les Eglises se trompent en écartant sa suggestion. «Il y a de nombreuses églises

magnifiques dont la restauration et la conservation exigent beaucoup d’argent», a-t-il souligné. «Grâce à l’argent de la Loterie, il serait possible

de faire quelque chose et je voudrais que les Eglises le comprennent».

Dans une lettre adressée à la presse britannique, David Coffey, détracteur acharné des loteries, s’est déclaré consterné après l’émission de radio de la BBC durant laquelle une ministre, Virginia Bottomley, avait parlé

de la Loterie comme d’un divertissement «très drôle».

Conseils à une ministre

David Coffey a conseillé à Mme Bottomley de «bien réfléchir à la mise en

garde de Jésus» contre une vie basée sur la possession des biens matériels.

«J’invite Madame Bottomley à parler aux organisations d’entraide qui doivent traiter des retombées néfastes de la Loterie», écrit-il dans sa lettre. «Sait-elle que les ’Joueurs anonymes’ nous ont appris que leurs lignes

d’assistance étaient surchargées – les appels ont augmenté de 17 % – et ceci depuis la création de la Loterie? A-t-elle écouté ceux qui se déclarent

préoccupés par la situation de ces jeunes qui s’adonnent aux jeux d’argent

et surtout aux nouveaux jeux qui laissent croire qu’il suffit de ’gratter’

une carte pour gagner?» «A-t-elle parlé à ces organismes qui doivent conseiller les familles criblées de dettes – dettes alourdies par les dépenses

qu’elles font pour jouer à nouveau à la loterie?» (apic/eni/ba)

11 mars 1996 | 00:00
par webmaster@kath.ch
Temps de lecture : env. 1  min.
Partagez!