Le texte contient 36 lignes (max. 75 signes), 378 mots et 2589 signes.

apic/Lugano/ Congrès famille

Lugano: ouverture du Congrès sur la famille (220994)

Le défi des nouvelles formes familiales

Lugano, 22septembre(APIC) Quelque 150 théologiens, juristes, sociologues

et philosophes sont rassemblés depuis mercredi à Lugano pour quatre jours

de colloque sur la «Famille au seuil du 3e millénaire». Mgr Eugenio Correco, évêque de Lugano, a remarqué en ouverture que la famille est confrontée

aujourd’hui à de nouvelles formes qui exigent de nouvelles réponses.

Organisé par l’Union internationale des juristes catholiques (UJIC) et

par la Faculté de théologie de Lugano, le congrès est divisé en quatre thèmes: «La famille dans le débat actuel», «La famille dans le droit public»,

«Famille et société» et «La famille communauté de vie face aux manipulations génétiques».

Le président du Conseil d’Etat du Tessin, Renzo Respini, a souligné en

ouvrant la rencontre le besoin de solidarités nouvelles afin que le type et

le développement de la famille ne dépendent pas exclusivement de critères

économiques. La famille doit être soutenue afin de permettre le plein épanouissement des personnes qui la composent. Le législateur doit donc trouver de nouvelles formules qui correspondent aux réalités changeantes.

L’Etat moderne a déplacé les priorités, relève Mgr Corecco. Il n’est

plus uniquement occupé à approfondir la nature de l’institution du mariage.

Il doit également affronter le problème de l’égalité juridique et socioéconomique d’autres formes de cohabitation ou de reponsabilité parentale.

Sergio Cotta, président de l’UJIC et professeur à l’Université de Rome,

a rappelé l’égalité entre hommes et femmes et l’unité de la famille ainsi

qu’elles sont décrites déjà dans la Genèse. Selon lui, la crise actuelle de

la famille est due à la sécularisation de la société, à la revendication de

la liberté personnelle et à la négation de la transcendance divine. Le jésuite Albert Chapelle, professeur à la Faculté de théologie de Bruxelles, a

mis de son côté l’accent sur l’enseignement de l’Eglise et en particulier

celui de Jean Paul II qui souligne clairement que le mariage est une communauté de personnes.

Il est difficile de définir la famille aujourd’hui, a reconnu Giovanna

Rossi, de l’Université catholique de Milan. De nouvelles formes de vie commune sont expérimentées, les familles recomposées deviennent de plus en

plus fréquentes. Sur quels critères éthiques faut-il dès lors baser les

nouveaux rapports qui s’établissent entre les personnes? Les discussions

vont se poursuivre jusqu’à samedi. (apic/com/mp)

22 septembre 1994 | 00:00
par webmaster@kath.ch
Partagez!