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apic/Manifeste pro life
Rome: Publication du «Manifeste pro life
Un appel «Urgent à passer à l’action» (221195)
Rome, 22 novembre(APIC) Les mouvements pro life dénoncent les «agents riches et puissants actifs dans les gouvernements, les organisations internationales, les médias, l’éducation et l’industrie», qui mènent, affirmentils dans un document, une «véritable guerre contre la race humaine».
Le «Manifeste pro life» publié mardi au Vatican est le fruit du Congrès
mondial des Mouvements pour la Vie tenu du 2 au 4 octobre dernier. Il consiste en une cinquantaine de propositions qui sont «un appel urgent à passer à l’action». Aucune mention n’est cependant faite aux «opérations Rescue» menées par certains «commandos pro life» dans les cliniques où se pratique l’avortement.
Interrogé mardi sur ce type d’action, le cardinal Fiorenzo Angelini,
président du Conseil pontifical pour la pastorale des services de santé le monde médical – n’a pas fourni de réponse précise. Il présentait à la
presse la 10e conférence qu’il organise du 23 au 25 novembre à Rome sur le
thème: «Va et fais de même. D’Hippocrate au bon Samaritain», qui réunira
6’500 participants, dont 200 médecins.
Indépendant de l’initiative du cardinal Angelini, le «Manifeste pro life» adopté lors du troisième congrès mondial du Conseil pontifical pour la
famille, se présente en six pages articulées en trois parties: «Nous croyons en la vie»; «Les menaces de la culture de la mort»; «L’Evangile de la
vie: un appel à l’action».
La première partie énonce les droits de tout être humain: droits à une
conception naturelle, à une identité propre et à un héritage génétique en
dehors de toute manipulation et expérimentation, à une famille stable, à
une mort naturelle libérée de la menace de l’euthanasie.
Le combat entre la culture de la vie et la culture de la mort
«Nous sommes convaincus, disent en préambule les auteurs du manifeste,
que la violation du droit à la vie commence par l’acte de tuer l’enfant
avant sa naissance» et que «la vraie libération de la femme se produit
quand elle redécouvre sa dignité et son rôle de sanctuaire de la vie qui
protège le faible et le plus vulnérable».
Par leur engagement pour la vie, les auteurs disent être plongés dans le
combat plus large et plus profond qui perdure tout au long de l’histoire
humaine: «Il s’agit du combat entre la culture de la vie et la culture de
la mort».
La seconde partie du manifeste énonce les «menaces de la culture de la
mort». On y parle en introduction d’une véritable guerre menée contre la
race humaine par des «agents riches et puissants» actifs «dans les gouvernements, les organisations internationales, les médias, l’éducation et
l’industrie». En dépit de «la vérité sur la personne clairement maintenue
par les traditions chrétiennes, juives, musulmanes et par les autres religions», le droit à la vie est nié dans beaucoup de pays. Ainsi, constate le
manifeste, des organisations pour le contrôle de la population mondiale, en
lien étroit avec les industries contraceptives et abortives, travaillent
continuellement pour éliminer des gens plutôt que pour résoudre les problèmes de pauvreté par le développement.
Le personnel de santé montré du doigt
Cette seconde partie dénonce encore «la stérilisation des femmes et des
hommes de plus en plus souvent promue par des institutions de la santé publique» ainsi que les méthodes chimiques d’avortement, comme la RU 486 ou
les vaccins anti-grossesses, «qui éliminent silencieusement des millions
d’innocents inconnus, avec des effets à long termes ignorés sur les mères».
Les expérimentations sur les embryons et certaines méthodes de procréation artificielles qui détruisent des êtres humains non nés», le diagnostic
prénatal, «souvent utilisé pour justifier l’avortement», l’infanticide,
qui, dans certains pays, touche en particulier les filles et les handicapés; et l’éducation sexuelle «anti-vie» donnée aux jeunes, font également
l’objet des critiques les plus sévères.
Cette partie intermédiaire se conclut par quelques affirmations, dont
les deux premières concernent les «agents de la culture de mort» qui, après
avoir «diffusé l’avortement dans le monde, sont en train d’introduire de
façon systématique la légalisation de l’euthanasie». Ces mêmes agents «sont
activement engagés dans le contrôle eugénique de la population», allant
jusqu’à «la manipulation du code génétique humain». Le manifeste montre
également du doigt les «personnels de santé engagés dans l’avortement et
l’euthanasie, qui deviennent des agents de morts plutôt que des soignants».
Appel à la mobilisation…
La dernière partie du manifeste «appelle toutes les personnes qui aiment
la vie à se mobiliser dans le combat décisif entre la vie et la mort». Plusieurs pistes d’actions sont proposées, entre autres: «enseigner la vérité
sur la personne»; «restaurer partout une protection légale, solide et sans
ambiguïté, pour la protection du droit à la vie de l’enfant non encore né,
des handicapés et des personnes âgées»; «une plus grande solidarité avec
les mères», spécialement celles qui «subissent des pressions pour avorter»
et une «compassion pour celles qui ont eu un avortement»; une protection
légale «pour l’identité génétique» et «pour la conscience du personnel médical et de pharmaciens qui choisissent la vie plutôt que la mort»; «l’accès des experts pro life aux comités d’éthique», ainsi que des informations
sur «les intérêts financiers qui tirent profit de la culture de la mort».
Les signataires – les participants au troisième congrès des mouvements
pro life – souhaitent que le rendez-vous de Rome «donne lieu à des congrès
nationaux, régionaux et locaux, pour coordonner et stimuler les efforts variés et complémentaires de tous les mouvements pro life». (apic/jmg/pr)



