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La vie sur Mars? certains défis pour la théologie chrétienne? (110896)

Le débat dure depuis des siècles…

Genève, 11août(APIC) La vie sur mars pourrait présenter certains défis

pour la théologie chrétiennes, affirment quelques ecclésiastiques protestants, anglicans ou encore catholiques, ou encore des représentants du

monde juif, musulman, divisés sur la question. Pour certains pasteurs et

groupes religieux, les révélations des chercheurs américains concernant une

forme de vie primitive sur Mars il y a quelque trois milliards d’années

pourraient – si cela est prouvé – posent problème…

Parmi les groupes religieux, cette annonce a provoqué diverses réactions. Des journalistes britanniques ont interrogé plusieurs organisations

religieuses sur les implications théologiques de l’existence d’une forme de

vie extra-terrestre intelligente – même si les chercheurs américains n’ont

pour l’instant pu prouver qu’une vie intelligente existe ou a existé sur

Mars.

«Le débat religieux concernant la vie sur d’autres planètes dure depuis

trois siècles», a fait remarquer John Polkinghorne, ecclésiastique anglican

et président de Queens’ College, Cambridge, au journal «The Guardian» de

Londres. «La question théologique est la suivante: si le Christ est mort

pour l’humanité, qu’en est-il des petits hommes verts? S’ils avaient besoin

de rédemption, alors Dieu aura pris leur chair comme la nôtre».

Un porte-parole de l’Eglise d’Angleterre a, quant à lui, déclaré au «Times: «Nous croyons que Dieu a créé l’univers tout entier, aussi je ne pense

pas qu’il pourrait y avoir un problème».

Quant au porte-parole de l’Eglise catholique romaine à Londres, il a

rappelé qu’il n’y a encore aucune preuve». Mais, a-t-il ajouté: «s’il y en

avait, alors il faudrait revoir la question. Mais attendons qu’ils nous

contactent».

Le salut sur mars aussi

Cependant, en octobre de l’an dernier, après la découverte par deux

astronomes de Genève d’une planète dans un système solaire semblable au

nôtre, Piero Coda, prêtre catholique et professeur de théologie à Rome,

avait déclaré: «Si la vie devait être trouvée sur une autre planète, alors

elle aurait aussi aurait été contaminée par le péché originel, et nécessiterait le salut».

Basil Varnam, administrateur général des Assemblées pentecôtistes de

Dieu en Grande-Bretagne, n’est pas convaincu par les révélations des chercheurs américains. «Nous nous intéressons plus à la vie sur la terre et au

ciel que sur les autres planètes. Nous ne prenons pas les preuves scientifiques au pied de la lettre. Nous ne sommes pas d’accord avec la théorie de

Darwin sur l’évolution, par exemple».

Daniel Sinclair, rabbin britannique, directeur de Jews’College, a déclaré au «Guardian»: «Le judaïsme est concerné par ce monde et sa relation

avec Dieu. Cependant, il n’y a aucune difficulté dans ce cas parce que, si

quelque chose est fondé scientifiquement, alors on peut interpréter les

Ecritures de sorte qu’il n’y ait aucun problème avec les découvertes scientifiques. Ce que nous avons à ce jour, c’est la découverte d’un fossile qui

peut contenir des produits chimiques pouvant être liés à une théorie particulière de la vie. Il nous faut attendre».

Interrogé à son tour, Mohammad Shahid Raza, secrétaire du Conseil des

imams et des mosquées, fait observer: «Ce n’est pas une surprise. Les textes islamiques soulignent que Dieu a créé de nombreux mondes et c’est seulement l’un d’eux. Nous croyons que Dieu a créé autres créatures qui sont

vivantes sur d’autres planètes».

Selon Vipin Aery, du temple de Hare Krishna à Watford, en Angleterre,

«C’est une surprise seulement pour les scientifiques qui ne croient pas en

la spiritualité. Nous, les hindous, nous croyons que la vie existe partout,

que sur pratiquement chaque planète il y a la vie. Si nous ne pouvons pas

la voir, cela ne signifie pas qu’elle n’existe pas».

C’est le 6 mars que le patron de la NASA (Agence spatiale américaine) a

annoncé que l’Agence avait fait «une découverte surprenante qui tendrait à

indiquer qu’une forme primitive de vie microscopique peut avoir existé sur

Mars il y a plus de trois milliards d’années». Ces conclusions sont basées

sur plus de deux années de recherches effectuées sur un météorite d’origine

martienne, découvert dans l’Antarctique en 1984. Les scientifiques estiment

que le météorite aurait été arraché de la planète Mars il y a 15 millions

d’années. (apic/eni/pr)

11 août 1996 | 00:00
par webmaster@kath.ch
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