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Martigny: Journée de formation des équipes «messe des familles» (130295)
Pour les jeunes la messe est trop longue et pas assez vivante
Martigny, 13février(APIC) La journée de formation des équipes «messe des
familles», animée par François Maillard ce samedi à Martigny, sur le thème
«Les adolescents et la messe paroissiale», a suscité bien des
revendications de la part des jeunes: il faut qu’ils soient acteurs à la
messe, que l’Eglise les rejoignent dans leur milieux de vie et que les
chrétiens témoignent par leur actes plus que par leurs paroles. En toile de
fond de cette journée, un exposé de Geneviève Schwery-Clavien sur
l’adolescence.
Dans un premier temps, Geneviève Schwery-Clavien, éducatrice spécialisée
et conseillère en planning familial, a défini l’adolescence: fait de
civilisation, elle n’existe pas dans les sociétés primitives, elle est «une
période de grande richesse où tout est possible, l’âge de l’ouverture par
excellence», caractérisée par des conduites à risque. L’adolescence est
selon la conférencière, une étape de l’existence où se produit «une
réorganisation totale de la personnalité qui provoque un déséquilibre
momentané», «une phase de mutation par excellence».
Une phase relativement bien vécue, puisque, d’après une enquête de
l’Institut universitaire de médecine sociale et préventive, 77% des filles
et 94% des garçons disent se sentir bien dans leur peau. Une phase rendue
difficile dans une société éclatée qui compte 15% de jeunes dont les parents sont séparés et 4% d’orphelins de père et de mère. L’inquiétude grandit lorsque que l’on constate que le suicide est la deuxième cause de mortalité des adolescents en Suisse et que l’aide que réclame les jeunes se
situe dans les domaines du stress, de la déprime et de la vie sentimentale.
Les participants ont également pris connaissance du résultat d’un autre
sondage effectué dans les cycles d’orientation de la Tuilerie, à
Saint-Maurice, et de Basse-Nendaz. Il en ressort que les adolescents vont à
la messe de temps en temps; qu’ils la trouvent souvent trop longue, pas
assez vivante et trop éloignée des problèmes actuels.
Des actes plus que des paroles
Céline, Ludovic et Alain, trois jeunes de Fully, ont dit leur vécu en
Eglise et leurs attentes. Avec d’autres jeunes de la paroisse, ils veulent
«laisser une porte ouverte aux adolescents» et «faire connaître
l’Evangile». Par des tracts distribués dans le bus scolaire, ils les
invitent à des messes, des manifestations et des activités à caractère
religieux, comme la montée vers Noël aux flambeaux, un succès en décembre
dernier. Mais, ils ont reconnu, qu’»il est difficile de dire sa foi dans
son milieu de vie, à l’école ou en apprentissage».
Une Eglise qui va à la rencontre des jeunes
La discussion en carrefours a dégagé plusieurs pistes pour célébrer avec
les jeunes: rendre les jeunes responsables; former un noyau de convaincus
qui toucheront les jeunes de leurs âges; créer des lieux de rencontre pour
vivre l’Eglise en dehors de la messe du dimanche et rendre les célébrations
plus vivantes par le mime, la bande dessinée, des diapositives et des
ombres chinoises. L’essentiel, affirment les jeunes eux-mêmes, c’est de les
rendre acteurs de la célébration. Au lieu de s’obstiner à faire venir les
jeunes à l’église, il faut aller à leur rencontre: c’est la première étape
de l’évangélisation. Ce souhait, fortement exprimé, a interpellé tous les
participants. (apic/id/eb)




