Le texte contient 35 lignes (max. 75 signes), 355 mots et 2226 signes.
apic/Martyrs des différentes confessions chrétiennes/ cardinal Poupard
France: Le cardinal Paul Poupard rend hommage aux martyrs, (120596)
sans oublier ceux des confessions chrétiennes séparées
Vannes (France), 12mai(APIC) «Le martyrologe de l’Eglise de l’an 2000
voulu par Jean-Paul II doit réunir tous les martyrs de toutes les confessions chrétiennes séparées, car ils sont déjà réunis au ciel, où ils ont
rejoint le Christ pour lequel ils ont donné leur vie»: c’est ce que déclare
le cardinal Paul Poupard dans une note du Conseil Pontifical pour la Culture, dont il est président.
Le cardinal a publié cette note à l’occasion d’un voyage à Vannes, en
Bretagne, où il a célébré vendredi et dimanche la mémoire du Bienheureux
Pierre-René Rogue et de 66 autres prêtres du diocèse «victimes de la Révolution», dont 23 furent guillotinés et 23 assassinés, tandis que 20 moururent en déportation.
Cette commémoration a eu lieu 62 ans après la béatification de ce prêtre
par Pie XI (10 mai 1934), et dans la perspective de la visite de Jean-Paul
II à Ste Anne d’Auray, le 20 septembre prochain. Le cardinal Poupard, dans
une conférence prononcée à Vannes vendredi et lors de son homélie du dimanche 12 mai sur «Les Martyrs de la Révolution et les chrétiens aujourd’hui»,
a rappelé que ceux-ci «ont donné leur vie, comme tous les martyrs, par
amour du Christ, par refus de trahir leur foi». Condamné pour avoir refusé,
«comme tant d’autres», la Constitution civile du clergé, le Bienheureux Rogue est «un martyr de l’Eucharistie, qu’il portait en viatique à un moribond et un martyr de fidélité au pape de Rome», ajoute-t-il.
Les 200’000 martyrs orthodoxes durant la période communiste
«Les chrétiens aujourd’hui, en honorant les martyrs de la Révolution
française, affirment leur foi au Christ, a encore déclaré le cardinal Poupard. Comme les apôtres, ils sont prêts à confesser le Christ, quoi qu’il
en coûte, comme le font les martyrs aujourd’hui encore: 25 par an à travers
le monde, sans oublier les 178 prêtres africains tués depuis 40 ans, et les
200’000 évêques et prêtres, religieuses et religieux orthodoxes fusillés,
pendus, crucifiés, ou qui ont péri de froid en Sibérie pour leur foi pendant les persécutions soviétiques, en particulier sous Staline.» (apic/cipba)



