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Diocèse de Bruges : des «mentors» ont été nommés (060197)
pour accompagner et guider les jeunes prêtres
Bruges, 6janvier (APIC) Pour accompagner les prêtres récemment ordonnés
durant leurs premières années de ministère, l’évêque de Bruges, Mgr Roger
Vangheluwe, a décidé de les confier chacun à un «mentor», un confrère aîné
qui pourra être leur confident, leur guide et leur conseiller.
L’évêque a pris cette décision après concertation avec les représentants
des prêtres dans son Conseil presbytéral et avec les responsables du Séminaire. Tous ont manifesté le souci de faciliter l’intégration de leurs jeunes confrères dans le travail pastoral et de leur offrir, surtout dans les
premières années, le soutien moral et les conseils avisés dont ils ont besoin tant pour leur épanouissement personnel que pour l’exercice de leur
ministère. C’est ce qu’explique dans le numéro de décembre du bulletin diocésain «Ministrando» l’abbé Koen Vanhoutte, coordinateur du projet et professeur au Grand Séminaire de Bruges.
Jadis le jeune prêtre qui recevait de l’évêque sa première nomination
sur le terrain était loin d’être seul à porter sa nouvelle responsabilité.
Il était souvent vicaire d’un curé et était entouré de plusieurs confrères
qu’il voyait régulièrement. Aujourd’hui, les prêtres sont moins nombreux,
davantage accaparés par un ministère où les responsabilités sont d’emblée
plus étendues et plus complexes, et ceci dans un contexte socioculturel
fortement sécularisé. Moins entourés par leurs confrères pour une mission
beaucoup moins valorisée aujourd’hui que par le passé, les jeunes prêtres
se sentent naturellement plus seuls que ne l’étaient leurs aînés à l’aube
de leur ministère. D’où l’idée de désigner pour chacun d’eux un «mentor»,
dont ils sont en droit de réclamer compréhension, dialogue et soutien.
Une personne de confiance
Par «mentor», il faut entendre ici un prêtre qui soit d’abord pour son
jeune confrère une «personne de confiance», condition essentielle pour jouer à son égard le rôle de guide avisé ou de sage conseiller. Que le prêtre
nouvellement ordonné se voie aussitôt confier une responsabilité pastorale
ou qúil soit invité à poursuivre un cycle d’études approfondies, l’évêque
et ses collaborateurs estiment important qu’il puisse compter sur l’accompagnement d’un aîné, avec lequel pourront se discuter différentes facettes
du ministère: situations vécues et problèmes pastoraux, entente avec les
confrères ou avec les collaborateurs laïcs, prévention des conflits, dialogue avec des opinions contraires, détermination des priorités, répartition
des tâches, équilibre de vie…
Le «mentor» n’exerce pas d’autorité sur un jeune prêtre et n’a pas pour
tâche de le surveiller ni de le diriger. Son rôle est de l’encourager ou de
l’éclairer dans son ministère et de le soutenir dans les difficultés qu’il
est susceptible de rencontrer. Le dialogue entre l’aîné et le jeune n’est
donc pensable que dans une relation de confiance. La fonction du «mentor»
n’est donc pas destinée à un quelconque rapport d’évaluation et est limitée
dans le temps. Par ailleurs, elle ne remplace pas la fonction du conseiller
spirituel avec qui tout prêtre est invité à choisir pour faire le point sur
son itinéraire personnel, pas plus qúelle n’entend se substituer à d’autres
formes d’accompagnement, de dialogue ou de ressourcement. (apic/cip/ba)



