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apic/Mexique/Prêtre Interdit de séjour
Mexique: Un prêtre canadien interdit de séjour au Mexique
Le Père Mahony empêché de retourner au Chiapas où il exerçait (171095)
San Cristobal, 17octobre(APIC) Un prêtre canadien, le Père Albert Mahony,
s’est vu interdire par les autorités mexicaines de retourner au Chiapas,
région qu’il prévoyait de rejoindre après un séjour dans son pays. Ces dernières années, il exerçait dans l’une des paroisses les plus pauvres du
diocèse de San Cristobal de Las Casas, que dirige Mgr Samuel Ruiz. A noter
que trois prêtres étrangers avaient été expulsés du Chiapas en juin dernier.
Dans un communiqué diffusé à San Cristobal, les responsables du diocèse
de San Cristobal de Las Casas, disent avoir pris connaissance «avec une
grande peine» qu’un prêtre canadien, Albert Mahony, de la Congrégation de
la Ste-Croix, vient d’être avisé par l’Institut national de migration qu’il
ne pourrait pas rentrer au Mexique, dans le Chiapas en particulier. Mgr
Ruiz a d’ores et déjà recouru contre cette décision.
Le P. Mahony a été longtemps curé de la paroisse d’El Bosque. Ces dernières années, il exerçait son ministère dans la paroisse de S. Pablo de
Chalchihuita, l’une des communes les plus pauvres et les plus marginalisées
du Chiapas.
Le prêtre canadien est actuellement dans son pays pour un temps d’études
et de repos. Il comptait rentrer dans sa paroisse et y poursuivre une traduction oecuménique de la Bible en langue tzotzile en collaboration avec la
Société biblique de Mexico.
Le communiqué du diocèse de San Cristobal, signé par trois vicaires généraux et par une religieuse, précise que Mgr Ruiz a déjà sollicité du Secrétaire du gouvernement l’annulation de la mesure prise à l’encontre du P.
Mahony, «car nous avons l’assurance que les motifs de la décision sont sans
fondement», écrivent-ils.
Dans le climat conflictuel entretenu au Chiapas par le gouvernement mexicain, «la mise à l’écart d’étrangers témoins de la violence et de la désorganisation de la vie quotidienne dans lesquels les paysans sont maintenus
n’est certainement pas l’effet du hasard», écrit le correspondant du réseau
Kairos. Et de rappeler l’expulsion en juin dernier de trois autres prêtres
étrangers, les attaques continuelles contre Radio Huaya, tenue par les jésuites, les calomnies et les menaces dirigées contre les agents pastoraux,
les religieux et les religieuses qui travaillent aux côtés des indigènes.
(apic/cip/pr)



