Le texte contient 51 lignes (max. 75 signes), 477 mots et 3109 signes.

apic/Mgr Cassidy/ primauté du pape

Mgr Cassidy: Jean-Paul II prêt au dialogue (300595)

sur la question de la primauté du pape

«Mais renoncer au primat du pape reviendrait à renoncer à l’Evangile»

Rome, 30mai(APIC) «Renoncer au primat du pape reviendrait à renoncer à

l’Evangile. Cette question appartient au dépôt de la foi. Elle n’est pas

matière à compromis», a déclaré le cardinal Edward Cassidy, président du

Conseil pontifical pour la promotion de l’unité des chrétiens, en présentant mardi à Rome l’encyclique «Ut unum sint». Il a cependant souligné aussitôt la «totale disponibilité» de Jean-Paul II pour un dialogue sur la

question de la primauté du pape, «point crucial» pour la pleine unité des

chrétiens.

L’encyclique, qui est traduite pour la première fois en russe et en géorgien, «réaffirme de la façon la plus solennelle possible l’engagement de

l’Eglise catholique pour le rétablissement de la pleine unité visible de

tous les disciples du Christ», a déclaré le cardinal Cassidy, entouré pour

la circonstance de Mgr Pierre Duprey et de Mgr Eleuterio Fortino, respectivement secrétaire et secrétaire adjoint du Conseil pontifical pour l’unité.

Créé au lendemain du concile Vatican II, ce dicastère entretient un dialogue régulier avec une douzaine de confessions et communions chrétiennes

dans le monde entier.

«Le pape a décidé…»

La question de la primauté du pape était au centre des interventions des

journalistes. Mgr Cassidy leur a indiqué que la réponse à ces questions

«viendra d’une réflexion commune» avec les autres Eglises chrétiennes.

«S’il y a une stratégie sur ce point, ce ne peut être qu’une stratégie commune… L’espace de discussion sur la primauté est très vaste, comme l’ont

été les modalités d’exercice de la primauté du pape au cours des siècles»,

a confirmé Mgr Duprey.

Mais il serait prématuré, estiment les deux prélats, «de vouloir parler

de la primauté avant d’être d’accord sur la nature et le rôle d’un évêque

ou sur l’autorité dans l’Eglise». Ils ont observé à ce titre, chez certains

partenaires de dialogue, «une prise de conscience, à la suite de ce débat

sur l’autorité, à propos des difficultés qu’ils rencontrent dans leurs propres Eglises pour relayer et faire appliquer au plan local les décisions

centrales. «L’essentiel, dans ce débat, tient donc à la mission première de

la primauté, qui est de «garder la communion» dans l’Eglise et, de ce point

de vue, l’Eglise catholique ne peut renoncer à la primauté sans renoncer à

l’Evangile», a indiqué le cardinal Cassidy.

Pour le chef du dicastère de l’unité, la question est plutôt de savoir

«comment» doit s’exercer la primauté du pape. «Je pense, dit-il, que la façon dont le pape exerce son mandat démontre sa volonté de trouver des formes nouvelles de l’exercer. J’en veux pour preuve le développement de la

collégialité dans l’Eglise. On dit souvent: le pape a décidé, mais on oublie que cette décision est le fruit d’une longue concertation. Je suis

persuadé que l’exercice actuel de la collégialité dans l’Eglise catholique

favorisera le dialogue avec les autres chrétiens». (apic/jmg/ba)

nnnn

30 mai 1995 | 00:00
par webmaster@kath.ch
Partagez!