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Diocèse de Bâle: réactions à la nomination de Mgr Kurt Koch
Les évêques suisses heureux d’être à nouveau au complet
Fribourg, 6décembre(APIC) La Conférence des évêques s’est vraiment réjouie d’enfin connaître celui qui reprendra le gouvernail du diocèse de Bâle, relève Mgr Henri Salina. «Mgr Kurt Koch est un homme que beaucoup d’entre nous connaissent bien, que nous apprécions déjà et que nous apprécierons encore d’avantage à l’avenir.»
Le président de la Conférence des évêques, à titre personnel, admire
l’égalité d’humeur, la force psychologique, spirituelle et morale de Kurt
Koch durant la longue attente de sa confirmation, puisqu’il connaissait son
élection dès la fin août. La Conférence peut se réjouir d’accueillir un
nouveau confrère. «Cela ca nous permettera de reprendre un travail plus
concerté».
Selon Mgr Salina, la Conférence des évêques n’entreprendra rien de particulier pour éviter qu’une telle attente se reproduise. Il faut comprendre
qu’étant donné l’importance attachée par Rome à la situation du plus grand
diocèse de Suisse, on fasse un examen attentif. «Kurt Koch estimait lui-même qu’il y avait quelque chose de normal dans cet examen. On peut donc dire
qu’il n’ y a aucune amertume de son côté», estime Mgr Salina.
L’évêque-Abbé de St-Maurice relève encore les profondes connaissances
théologiques du nouvel évêque qui lui permettent de s’engager avec compétence dans le dialogue oecuménique. C’est ainsi que depuis plusieurs années, il participe aux diverses commissions oecuméniques de la Conférence
des évêques suisses.
Un bon théologien, jeune et dynamique
Le cardinal Henri Schwery, ancien évêque de Sion, s’est déclaré satisfait du choix du théologien lucernois. «C’est un homme jeune et dynamique
et un bon théologien qui a fait du bon travail dans sa Faculté à Lucerne»,
a-t-il confié à l’agence APIC.
Certains prétendent que Kurt Koch a beaucoup écrit, comme si c’était répréhensible. Mais un bon théologien doit se poser des questions. «Celles
posées par Kurt Koch me paraissent légitimes et pertinentes, de la part du
théologien tout à fait catholique».
Certes, des questions qu’il a posées ne sont pas la doctrine officielle
de Rome aujourd’hui, mais ce sont des questions encore ouvertes, comme le
problème de l’ordination d’hommes mariés, les «viri probati», ou le diaconat féminin. En tant qu’évêque, il devra assumer la réponse collégialement
avec l’ensemble des évêques du monde.
Car ce qui est capital pour un évêque, c’est qu’il accepte sans réserve
qu’il n’est pas habilité à répondre seul à ces questions. Le cardinal
Schwery admet que Rome n’était pas pressé d’entériner le choix fait par les
chanoines du diocèse de Bâle, ne serait-ce déjà qu’en raison des expériences pénibles que vient de vivre le diocèse. «Il était normal que Rome s’inquiète et regarde de plus près».
Les chanoines regrettent les «lourdeurs de la longue procédure»
Le Chapitre cathédral de Bâle rappelle dans un communiqué qu’il a élu
Kurt Koch comme nouvel évêque de Bâle le 21 août, selon les termes du Concordat liant le Saint-Siège aux dix cantons diocésains. Depuis l’élection
jusqu’à la confirmation par le pape Jean Paul II, plus de trois mois se
sont écoulés, notent les chanoines.
«Pendant ce temps, aussi bien chez les membres du chapitre cathédral,
chez les prêtres et les agents pastoraux que chez le prêtre élu lui-même,
une incertitude s’est développée qui a donné naissance à des spéculations
et suspicions. Ces dernières ont provoqué des incompréhensions vis-à-vis
des responsables de l’Eglise.» Les chanoines déclarent regretter les «lourdeurs provoquées par cette longue procédure».
Le chapitre invite les fidèles à accompagner le nouvel évêque de leur
soutien et à mettre leur confiance et leur espérance en lui.
Mgr Joseph Candolfi: «se mettre à l’écoute de l’Evangile»
Mgr Joseph Candolfi, administrateur du diocèse de Bâle, se réjouit de ce
que Jean Paul II «approuve l’élection de l’abbé Kurt Koch comme évêque de
Bâle. Notre Eglise diocésaine doit apprendre à toujours mieux discerner les
signes des temps et à répondre aux défis de notre monde».
Rappelant que le nouvel évêque de Bâle a un bon bagage théologique, Mgr
Candolfi estime que «sa réflexion et son travail en théologie assurent que
Kurt Koch saura aider notre Eglise à se mettre à l’écoute de l’Evangile
pour se convertir et faire entendre cette Bonne Nouvelle».
L’administrateur du diocèse de Bâle ajoute enfin que les proches collaborateurs, prêtres, diacres et agents pastoraux laïcs du nouvel évêque ont
eux aussi besoin d’un «pasteur» qui les aime et les accompagne spirituellement et intellectuellement. «L’attention qu’il leur porte en Suisse et à
l’étranger depuis plusieurs années, me dit qu’il saura répondre à leur attente légitime».
Mgr Gächter: «Un indicateur sûr» dans l’Eglise
Mgr Martin Gächter, évêque auxiliaire du diocèse de Bâle, est satisfait
du choix du nouvel évêque. Il y a deux ans, dans le cadre de la succession
de Mgr Otto Wüst, il avait lui-même proposé Kurt Koch comme candidat.
Relevant les qualités humaines du nouvel évêque, Mgr Gächter le considère comme un homme très aimable et très intelligent, qui comprend très bien
les autres et la situation dans le monde et dans l’Eglise. «Il peut exprimer à la perfection ce que beaucoup ressentent et aimeraient dire».
Kurt Koch, sera un indicateur sûr dans l’Eglise, marchant courageusement
devant, avec un grand amour pour les valeurs durables de la Tradition. «Il
élargira notre horizon et pourra susciter davantage d’amour pour le monde
et notre Eglise catholique».
La Conférence diocésaine qui regroupe les délégués des dix cantons du
diocèse relève de son côté le jeune âge de Mgr Koch. Pour les générations
plus jeunes, cela représente un signe d’espoir. Ses nombreux livres l’ont
fait connaître bien au-delà de Lucerne. Penseur indépendant, il passe pour
quelqu’un d’ouvert au dialogue et à la coopération. Les fidèles et les autorités cantonales vont se tenir derrière lui et le soutenir dans sa difficile tâche, conclut la Conférence diocésaine.
Claude Schaller: «Un pasteur expérimenté et un théologien solide
La confirmation, par Rome, de l’élection du nouvel évêque de Bâle, réjouit pleinement le vicaire épiscopal pour la partie française du diocèse,
l’abbé Claude Schaller. «Elle met fin à un long temps d’attente, d’impatience même, et de questionnement de toutes sortes», dit-il.
Selon l’abbé Schaller, «l’évêché peut respirer et retrouver confiance».
«En la personne de l’abbé Kurt Koch, notre diocèse reçoit un évêque jeune
et dynamique, un pasteur expérimenté, un théologien solide, un amoureux de
Jésus-Christ et un serviteur enthousiaste de l’Eglise».
Le vicaire épiscopal, qui connaît le nouvel évêque, a toujours été impressionné par la clarté de ses exposés théologiques, par son langage à la
portée du peuple de Dieu, par son ouverture oecuménique et surtout par la
grande et riche variété de thèmes pastoraux et d’actualité qu’il a traités
ces dernières années. Un souhait: que ses publications soient rapidement
traduites en français.
Le Jura satisfait
Joseph Boillat, administrateur de la Collectivité ecclésiastique cantonale du Jura, avoue ne pas connaître personnellement Mgr Koch qui est peu
connu dans le Jura. «Les chanoines qui l’ont élu ont déclaré être très contents de ce choix. Je leur fais entièrement confiance.»
«Mgr Koch est une personne ouverte, moderne dans le bon sens du terme.
Je souhaite que ce soit un évêque qui comprenne l’Eglise qui est chez nous,
et non pas uniquement celle du Vatican, qui soit à l’écoute des fidèles,
plutôt que des règlements», remarque l’administrateur jurasssien.
Joseph Boillat trouve regrettable que le pouvoir politique ait été obligé d’intervenir pour faire accélérer la procédure. L’Eglise doit être capable de s’organiser elle-même. Le Concordat de 1828 prévoit que les cantons
ont un mot à dire sur les personnes, mais cela ne doit aller plus loin,
estime Joseph Boillat. La procédure romaine a duré trop longtemps, ce qui a
mis les gens mal à l’aise.
Le gouvernement jurassien a pris connaissance avec satisfaction de la
désignation de Mgr Koch comme évêque de Bâle. Dans un communiqué, il se dit
satisfait que la procédure de nomination ait enfin abouti et se réjouit de
collaborer avec le nouveau pasteur du diocèse.
Le Comité du décanat de Bâle-Ville attend des solutions courageuses
Le Comité du décanat de Bâle-Ville, auquel appartiennent tous les agents
pastoraux du demi-canton, se réjouit de l’élection de Kurt Koch le 21 août
dernier par le chapitre cathédral comme évêque légitime du diocèse de Bâle.
Il est persuadé qu’ainsi se poursuivra le style de direction ouvert qu’a
instauré dans le diocèse Mgr Anton Hänggi, style maintenu par Mgr Otto Wüst
et Mgr Jean-Georges Vogel.
Le Comité décanal espère que le nouvel évêque prenne la mesure des réalités pastorales dans son diocèse, notamment en ce qui concerne les paroisses sans prêtres, et recherche des solutions courageuses en tant que responsable du bien des gens dans le diocèse.
Dans un communiqué publié mercredi à Bâle, le Comité affirme ne pas comprendre la longue et pénible procédure de confirmation (par les autorités
romaines, ndr) de l’élection du nouvel évêque par les chanoines. «Cela a
provoqué de l’insécurité et de l’inquiétude dans notre diocèse».
Trouver de nouvelles voies de dialogue oecuménique
Le pasteur Heinrich Rusterholz, président de la Fédération des Eglises
protestantes de la Suisse est très heureux du choix de Kurt Koch. En tant
que théologien, le nouvel évêque a contribué à trouver des voies de dialogue là où catholiques et protestants vivent ensemble par exemple pour la
question des mariages mixtes, souligne le pasteur. Kurt Koch a su relativisé les identités confessionnelles afin de donner un témoignage commun de la
foi en Jésus dans la société.
Mgr Hans Gerny, évêque catholique-chrétien de Suisse
«L’élection de Mgr Kurt Koch comme nouvel évêque de Bâle me réjouit tout
particulièrement», a déclaré à l’APIC Mgr Hans Gerny, évêque catholiquechrétien de Suisse. Depuis plusieurs années, «j’ai appris à connaître en
Mgr Koch un partenaire de dialogue ouvert et dynamique».
Le choix de Mgr Koch confirme les excellentes relations établies entre
le diocèse de Bâle et l’Eglise catholique-chrétienne. Mgr Koch est actuellement co-président de la Commission de dialogue entre les deux Eglises
établie en 1966 pour discuter des questions théologiques. «L’expression du
nouvel évêque qui qualifiait l’Eglise catholique-chrétienne de ’régulateur
cardiaque’ de l’oecuménisme sonne toujours agréablement à nos oreilles»,
conclut Mgr Gerny.
Mgr Damaskinos, métropolite orthodoxe de Suisse
Mgr Damaskinos, métropolite orthodoxe de Suisse, relève l’ouverture et
la disponibilité de Mgr Koch pour contribuer au dialogue théologique essentiel. «C’est une grande joie et une agréable surprise. Je le connais très
bien car nous avons collaboré ensemble au sein de la Faculté de théologie
de Lucerne. J’espère une très bonne collaboration.» (apic/be/ba/pr/mp)



