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Les Eglises exhortées à lutter pour l’interdiction des mines antipersonnel
Le COE et la FLM montent aux barricades avant la Conférence de l’ONU
Genève, 5mars(APIC) Les Eglises exhortent à lutter pour obtenir l’interdiction des mines antipersonnel. Qui provoquent, estime-t-on, la mort de
800 personnes par mois. Sans parler des mutilations, ni des enfants, principales victimes.
Alors que se poursuivent les préparatifs de la Conférence des Nations
Unies qui aura lieu le mois prochain sur le problème des mines antipersonnel, deux grandes organisations internationales d’Eglises, le Conseil oecuménique des Eglises (COE) et la Fédération luthérienne mondiale (FLM), appellent leurs Eglises membres à participer à une campagne visant à obtenir
l’interdiction totale des mines antipersonnel.
Les effets et séquelles des mines antipersonnel se font sentir bien
longtemps après la fin des hostilités. La majorité des 800 victimes, qui
meurent chaque mois à la suite d’explosion de mines antipersonnel, sont des
femmes, des enfants et des travailleurs agricoles.
L’Angola, l’Afghanistan et le Cambodge sont les pays les plus touchés
par ce terrible fléau. Au Cambodge, un habitant sur 236 a subi l’amputation
d’un membre.
Selon les experts, depuis 1991, plus de cinq millions de mines ont été
posées dans l’ancienne Yougoslavie et au Rwanda. De nouveaux champs de mines sont aujourd’hui encore créés en Géorgie, en Azerbaïdjan et au Tadjikistan.
La Conférence des Nations Unies, qui aura lieu à Genève du 22 avril au 3
mai, devrait réviser le droit international concernant la fabrication,
l’utilisation, le commerce et les stocks de mines antipersonnel.
Le COE et la FLM appellent leurs Eglises membres à appliquer une stratégie en quatre points avant la Conférence: oeuvrer en faveur de l’interdiction, par le droit international, des mines antipersonnel, soutenir les initiatives nationales visant à déclarer unilatéralement les mines antipersonnel illégales, dénoncer les mines antipersonnel comme «contraires à la
morale», et faire cause commune avec d’autres groupes de pression.
Selon Rebecca Larson, chargée des questions de développement auprès de
la FLM, la Conférence des Nations Unies «constitue un forum qui permet à la
communauté internationale de reconnaître publiquement que les conséquences
humanitaires des mines antipersonnel l’emportent de loin sur l’utilité militaire, et d’agir définitivement pour les rendre illégales».
Tous les membres des Nations Unies ont approuvé l’»élimination éventuelle» des mines antipersonnel, dans une résolution de l’Assemblée générale
adoptée par consensus en décembre 1994. Mais 22 pays sont allés encore plus
loin, en réclamant l’interdiction totale des mines antipersonnel: Autriche,
Belgique, Cambodge, Canada, Colombie, Danemark, Estonie, Islande, Irlande,
Laos, Malaisie, Mexique, Mozambique, Nouvelle-Zélande, Nicaragua, Norvège,
Pérou, Philippines, Slovénie, Suède, Suisse, Uruguay.
La Belgique a interdit toute fabrication, utilisation et commercialisation des mines antipersonnel et a décidé de réduire ses stocks. Le 17 janvier, le gouvernement canadien a annoncé un moratoire général sur la fabrication, l’exportation et l’utilisation opérationnelle des mines antipersonnel.
Le secrétaire général de la FLM, Ishmael Noko, pour qui les trois prochains mois seront un moment critique du processus de révision de la législation concernant les mines antipersonnel, a exhorté les 122 Eglises membres de la FLM dans le monde à soutenir cette campagne. (apic/eni/pr)



