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apic/Mise au point Mgr Duval/Affaire Gaillot

«Affaire Gaillot»: Mise au point de Mgr Duval, (250195)

président de la Conférence des évêques de France

La société française accepte mal des décisions perçues comme autoritaires

La décision du pape est légitime

Paris, 25janvier(APIC) Suite à de fausses interprétations journalistiques

au sujet de l’»affaire Gaillot», présentant des explications fournies par

Mgr Joseph Duval, président de la Conférence des évêques de France, comme

étant sa propre opinion, l’évêque a fait mercredi une mise au point dans

laquelle il répète que la décision du pape Jean Paul II de révoquer Mgr

Gaillot est légitime.

Mgr Duval, invité par la chaîne de télévision régionale Fr3 Normandie à

revenir sur les évènements concernant Mgr Jacques Gaillot, avait tenté lundi dernier de faire une première analyse à partir des nombreuses réactions

qui lui étaient parvenues:»J’ai alors brossé la toile de fond sur laquelle

se sont déployés ces évènements». «La société française est fragilisée, elle accepte mal toutes les décisions perçues comme brutales et autoritaires,

déclare-t-il. Que l’on se souvienne de la manifestation de 1984 pour défendre la liberté de l’école catholique menacée et plus récemment de la manifestation de 1994 en faveur du statut de l’école publique que l’on estimait

en danger».

«Cette attitude a des répercussions au sein même de l’Eglise. Les derniers textes publiés par le Saint-Siège: l’Encyclique sur la morale, le

texte sur l’impossibilité d’ordonner des femmes prêtres et pour les divorcés-remariés de communier ont été reçus par les catholiques comme des actes

d’autorité faisant apparaître l’Eglise se repliant sur elle-même. Pour ces

catholiques, la décision concernant Mgr Gaillot a été reçue comme un nouvel

acte d’autorité mal compris».

«Je n’ai évidemment pas repris ces raisons à mon propre compte, tient à

préciser Mgr Duval, mais je les ai exposées pour tenter d’expliquer les

réactions provoquées par la décision prise à l’encontre de Mgr Gaillot».

«Quelles que soient ces réactions, poursuit son communiqué, la décision

du pape est légitime du point de vue des devoirs et des droits qu’il reçoit

dans sa charge à l’égard de l’Eglise tout entière. L’organisation de

l’Eglise catholique donne au pape une compétence particulière en matière de

maintien de l’unité du corp épiscopal. Comme successeur de l’apôtre Pierre,

dit le Concile Vatican II, il est le principe perpétuel et visible et le

fondement de l’unité qui lie entre eux les évêques et la multitude des fidèles. Tous les évêques partagent avec le pape ce service de l’unité et lui

manifestent une solidarité sans faille». (apic/com/be)

25 janvier 1995 | 00:00
par webmaster@kath.ch
Temps de lecture : env. 2  min.
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