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apic/Monastère Orthodoxe/France
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France: Bientôt un monastère orthodoxe sur l’île de Porquerolles
Deux moines pour l’été dans l’ancien fort de la Repentence
Paris, 8juillet(APIC) Un monastère orthodoxe devrait prochainement s’installer sur l’île de Porquerolles, au large d’Hyères
(Var), dans le fort de la Repentence.
Le fort désaffecté sera bientôt occupé pendant les mois d’été
par deux moines du monastère orthodoxe Saint-Antoine-le-Grand, de
Saint-Laurent-en-Royans (Drôme), une dépendance du monastère Simonos-Petra au Mont-Athos, en Grèce.
La commission permanente du Conseil d’administration du parc
national de Port-Cros vient récemment d’accepter la demande d’installation d’une communauté monastique orthodoxe dans ces vestiges de l’architecture militaire du XIXe siècle.
Les futurs occupants se proposent en échange d’effectuer une
réhabilitation des lieux. Les moines souhaitent faire du fort un
lieu de prière et de contemplation «sans caractère confessionnel
exclusif» et aménager dans l’une des deux casemates qui leur seront offertes une chapelle où promeneurs et vacanciers pourront
se recueillir.
L’état de délabrement des lieux ne permet pas pour l’heure une
occupation à l’année.
L’île de Porquerolles est liée à l’histoire du développement
du monachisme dans la région Midi-Méditerranée. Des vestiges
d’architecture chrétienne datant du Ve siècle y ont été retrouvés
et saint Jean Cassien, moine du IVe siècle qui passa plusieurs
années successivement en Egypte, en Palestine, à Constantinople
et à Rome, avant de fonder le monastère Saint-Victor à Marseille,
a dédié une partie de son oeuvre aux moines de Porquerolles.
Sur les huit monastères orthodoxes de l’hexagone, on en compte
pas moins de cinq dans le Midi. 105 lieux de cultes, de paroisses
et communautés sont actuellement installés en France, rattachés
pour la plupart au patriarcat de Constantinople.
Qui sont aujourd’hui les 200’000 orthodoxes de France? Pour la
plupart des Russes et des Grecs, mais aussi des ressortissants de
l’ex-Yougoslavie et du Liban.
La majorité des 105 lieux de culte utilisent la langue de
leurs Eglises-mères, que ce soit le grec, le slavon, le géorgien,
le roumain ou l’arabe. Mais le français s’introduit aussi. A ce
jour, on compte 30 paroisses de langue française ainsi qu’une
douzaine d’origine grecque ou russe, qui utilisent à la fois le
français et la langue-mère. (apic/com/jcn/pr)



