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Moscou: Eglise catholique et Eglise orthodoxe russe (221296)

d’accord pour lutter contre l’intolérance religieuse

Moscou, 22décembre (APIC) «Ouverture» et «respect mutuel» sont les motsclefs qui ont présidé à la réunion, la semaine dernière, à Moscou, des délégations du Saint-Siège, présidée par le cardinal Edward Idris Cassidy,

président du Conseil pontifical pour la Promotion de l’Unité des chrétiens

et celle du Patriarcat de Moscou, presidée par le Métropolite Cyrill de

Smolensk et Kaliningrad, chargé des relations extérieures au sein de

l’Eglise orthodoxe russe.

La rencontre comportait trois sujets principaux de préoccupation: la

violence entre chrétiens, l’expansion des gréco-catholiques (uniates) en

«territoire orthodoxe» et la prolifération des sectes.

Des deux côtés s’est d’abord exprimé la préoccupation «unanime» devant

les manifestations d’intolérance religieuse et de nationalisme dans la région Ouest de l’Ukraine et en Transcarpatie, la violence étant incompatible

avec les principes de la morale chrétienne. Le document de Balamand de 1993

demandait déjà aux chrétiens des deux confessions «d’éviter la violence,

qu’elle soit physique, verbale ou morale». Elle ne peut qu’aggraver les désaccords interconfessionnels.

Pour sa part, la délégation orthodoxe a exprimé son inquiétude devant

l’expansion de l’Eglise gréco-catholique dans la région Est de l’Ukraine.

Pour remédier à cette instabilité confessionnelle, on est tombé d’accord

pour inviter les parties en présence sur le terrain à se rencontrer rapidement en présence des deux délégations.

Prolifération des sectes

Pour ce qui est de la prolifération des sectes et des soit-disant nouveaux mouvements religieux, on a diagnostiqué une crise semblable en Russie

à celle que vit l’Amérique latine. Le danger est réel pour les fondements

religieux et moraux des communautés chrétiennes.

Une Conférence interconfessionnelle réunissant théologiens, historiens

de l’Eglise et experts en missiologie a été décidée, de façon à contribuer

ensemble à la préservation de «l’intégrité» de la vie des Eglises. De telles rencontres régulières mettent en oeuvre les principes de la coopération

en vue du Grand Jubilé de l’Incarnation, en l’an 2000, comme un témoignage

visible du salut apporté par le Christ. (apic/imed/ba)

22 décembre 1996 | 00:00
par webmaster@kath.ch
Temps de lecture : env. 1  min.
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