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Rome:Le pape laisse entrevoir une reconnaissance (240197)
formelle et juridique du «Chemin néocatéchuménal»
Un mouvement contesté, notamment en Grande-Bretagne
Rome, 24janvier (APIC) Recevant en audience vendredi 400 membres du Chemin
néocatéchuménal à l’occasion du 30e anniversaire de leur mouvement, JeanPaul II les a encouragés dans leur «chemin de conversion et de maturation
dans la foi». Le pape a aussi laissé entrevoir une prochaine «reconnaissance formelle et juridique» de leur mouvement.
La présence de ce mouvement qualifié de conservateur, mais qui jouit de
nombreux appuis au Vatican et est fort apprécié par le pape Jean Paul II, a
déjà suscité des réactions négatives, particulièrement en Grande-Bretagne
l’année dernière. Le cardinal George Basil Hume, archevêque de Westminster,
n’a pas voulu alors dans son archidiocèse de prêtres du Chemin néo-catéchuménal. Le cardinal Hume s’est déjà prononcé plusieurs fois de façon critique sur cette organisation, soulignant que tout mouvement d’Eglise devait
être mesuré à l’aune de l’unité avec l’évêque. Le diocèse anglais de Clifton a interdit le Chemin néo-catéchuménal en 1995.
Un chemin de conversion et de maturation dans la foi, souligne le pape
«Pour beaucoup, l’expérience néocatéchuménale a été un chemin de conversion et de maturation dans la foi à travers la redécouverte du baptême,
vraie source de vie, et de l’Eucharistie, moment culminant dans l’existence
du chrétien, a constaté le pape. Relevant que c’est grâce au Chemin que de
nombreux jeunes – garçons et filles – ont découvert leur propre vocation
sacerdotale ou religieuse, il a saisi l’opportunité de cette visite pour
«s’unir à votre chant de louange et de remerciement pour les «grandes choses» que Dieu accomplit au sein du Chemin néocatéchuménal».
Rappelant que dans le monde d’aujourd’hui, «profondément sécularisé», la
nouvelle évangélisation «s’impose comme un des défis fondamentaux», JeanPaul II a poursuivi: «Les mouvements d’Eglise qui se caractérisent justement par leur élan missionnaire sont appelés à un engagement spécial en
esprit de communion et de collaboration. (…) Pour cette raison, je souhaite que l’année 1998, qui, dans le cadre de la préparation au Grand Jubilé, est dédiée à l’Esprit Saint, soit une année de témoignage commun de
tous les mouvements d’Eglise, sous la conduite du Conseil pontifical pour
les Laïcs. Ce sera un moment de communion et d’engagement renouvelé au service de la mission de l’Eglise.»
Parlant du projet de rédaction d’un Statut du Chemin néocatéchuménal, le
pape a relevé que «c’est une étape très importante qui ouvre la route à sa
reconnaissance formelle et juridique, de la part de l’Eglise, vous donnant
ainsi une ultérieure garantie de l’authenticité de votre charisme.»
Le mouvement néocatéchuménal
Né dans la banlieue de Madrid en 1964, le Chemin néocatéchuménal fait
partie des mouvements dits de «réveil» à l’intérieur de l’Eglise catholique. Les initiateurs du mouvement sont Francisco «Kiko» Arguello et la religieuse Carmen Hernandez. En avril 1993, 140 cardinaux et évêques ont participé à Vienne à un grand rassemblement du Chemin néocatéchuménal. Le mouvement compte quelque 8.000 communautés réparties dans une centaine de pays
des cinq continents, ainsi qu’une vingtaine de séminaires.
En septembre dernier, le cardinal Hume a refusé d’ordonner prêtres pour
l’archidiocèse quinze membres de ce mouvement. Le cardinal avait pris cette
décision après avoir consulté son clergé, lequel avait fait valoir que les
membres du «Chemin» ont «deux chefs»: ils obéissent à l’évêque, mais aussi
au chef de leur mouvement, si bien qu’une bonne collaboration s’avère impossible.
La présence du «Chemin» a créé dans plusieurs paroisses des conflits internes et même de profondes divisions, écrivait alors le «Sunday Times».
Selon le journal, le fondateur, un peintre espagnol converti de l’athéisme,
aurait conquis des adeptes par des méthodes douteuses. Le «Sunday Times»
allait jusqu’à parler de «lavage de cerveau». (apic/cip/kna/imedia/be)



