Le texte contient 34 lignes (max. 75 signes), 376 mots et 2440 signes.
apic/Nice/Eglise emplois
France:Quand l’Eglise permet la création d’emplois (020895)
Nice, 2août(APIC) Au début de l’année 1994, Mgr François Saint-Macary,
évêque de Nice, fixait comme objectif pastoral «la lutte contre le chômage,
et l’aide aux chômeurs» et demandait au centre d’Etude et d’Action Sociale
(CEAS) d’en gérer les modalités pratiques. Un an et demi après, six emplois
définitifs et trois en contrat à durée indéterminée ont été créés grâce au
projet «Eglise-Emploi».
Une goutte d’eau dans la mer? Peut-être, mais ce sont pratiquement dix
personnes qui ont trouvé un sens à leur vie et ont repris pied dans la société. L’Eglise n’a pas créé ces neuf emplois. Elle a permis de favoriser
des contrats Emploi Solidarité (CES) avec des paroissiens devenus employeurs. Deux peintres, deux hommes à tout faire, un manutentionnaire, une secrétaire, un employé de blanchisserie, un magasinier et un jardinier: un
bon début pour les 45 CES placés dans les paroisses du diocèse de Nice.
Tisser des liens prend du temps et demande patience et écoute, comme l’explique Paul Saddier, secrétaire général du CEAS, qui précise la démarche du
plan de l’Eglise-Emploi.
Le Principe
«Il s’agit par l’intermédiaire des contrats Emploi-solidarité (CES) de
prendre en charge une personne durant six mois ou un an dans une paroisse
d’accueil et de lui confier un certain nombre de tâches autres que cultuelles. Le CEAS reste l’employeur de tous les CES, il leur confie un travail
précis qui sera exécuté sous la responsabilité d’un donneur d’ouvrage (la
paroisse). Il est demandé aux paroisses un réel accompagnement social: une
écoute, un encadrement pour les tâches à effectuer».
Pour accompagner le CES, l’aide administrative est fournie par le CEAS,
«mais nous demandons aux paroissiens de fournir une aide professionnelle.
C’est grâce aux relations tissées dans les paroisses – le CES n’étant pas
isolé dans le lieu d’Eglise où il est accueilli – que la rencontre avec
beaucoup de gens peut lui permettre de retrouver une dignité et un emploi».
Quant à la nature des liens du CEAS, Paul Saddier signale que 95% des
membres du CEAS sont chrétiens. «Nous dépendons des collectivités locales
et départementales et celles-ci nous demandent une certaine autonomie.
disons que nous sommes partenaires et que nous avons une relation particulière avec le diocèse de Nice». (apic/sp/pnd/pr)



