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Rome: Malade, Jean Paul II doit interrompre son message de Noël (261295)
Le pape grippé ne peut donner sa bénédiction Urbi et orbi
Rome, 26décembre(APIC) Malade et fiévreux, Jean-Paul II a du interrompre
lundi la cérémonie de la traditionnelle bénédiction de Noël «Urbi et orbi».
A peine dix minutes après être apparu à la fenêtre de son appartement privé
– et non à la grande Logia sur la façade de St-Pierre comme prévu – Jean
Paul II, qui venait de lire son message de Noël, et de présenter ses voeux
en italien et en français, a dit: «Excusez moi, je dois m’interrompre»,
avant de quitter la fenêtre alors qu’il lui restait à exprimer ses souhaits
de Noël en cinquante-cinq langues.
Cette brusque interruption a laissé dans l’émoi la foule massée sur la
Place St-Pierre et les quelque 500 millions de télespectateurs qui suivaient la cérémonie dans 67 pays. Jusqu’à ce que, une vingtaine de minutes
plus tard, Jean Paul II, le visage tres crispé, revienne à la fenêtre de
son appartement, rassurer les fidèles : «Vous le voyez, le pape est affaibli, mais il résiste, bon Noël à tous, bon Noël».
Juste avant cette cérémonie, le directeur de la Salle de presse, Joaquin
Navarro-Valls, avait indiqué sur la télévision italienne, que le pape était
indisposé par une «légère fièvre» qui l’avait empêché de célébrer la messe
du matin de Noël. Il avait ajouté que le pape s’était couché à trois heures
du matin après avoir célébré la messe de minuit, dans la basilique St-Pierre. Le pape s’est levé comme à son habitude à 6 heures pour dire la messe
matinale avec quelques collaborateurs. Son médecin constatant alors un refroississement et une fièvre de 37,5o lui a ordonné de garder le lit pour
la matinée.
J. Navarro-Valls, médecin de formation, a précisé que le pape prenait
les médicaments habituels en cas de grippe «aspirine, antibiotique et antiinflammatoire».
Ouvrir à l’enfant Jésus l’auberge de notre coeur
Dans la nuit de Noël, Jésus «est venu chez les siens, et les siens les
siens ne l’ont pas reçu», a rappelé Jean Paul II dans son message. L’évangéliste Luc souligne qu’il n’y avait pas de place à l’auberge pour Marie,
Joseph et l’enfant à naître. «Dans la grande auberge de la communauté humaine, comme dans la petite auberge de notre coeur, combien de pauvres
viennent frapper au seuil de l’an 2000?», s’est interrogé le pape. Et de
citer le sort tragique des familles déplacées de Bosnie-Herzégovine, des
réfugiés du Rwanda, des peuples du Burundi et du Sri Lanka.
«Donnera-t-on enfin au peuple irakien la joie de retrouver une existence
normale, après de longues années d’embargo?» a poursuivi Jean Paul II. Les
populations du Kurdistan contraintes «d’afronter l’hiver dans la plus grande précarité», «les frères et les soeurs du Sud-Soudan encore otages de la
violence armée qui se renouvelle sans répit» et le peuple algérien «qui
continuer à souffrir en traversant de douloureuses épreuves ” ont eux aussi
été nommés par le pape. «C’est dans ce monde blessé que fait irruption, aimant et fragile l’enfant Jésus. Il vient libérer l’homme enfermé dans la
haine et esclave des particularisme et des divisions».
Du côté des signes prometteurs, le pape a cité l’Irlande du Nord et le
Moyen-Orient où la paix se profile à l’horizon.
«Que la joyeuse nouvelle de la naissance du Christ, ancienne et toujours
nouvelle, rejoigne par les ondes les peuples et les nations de tous les
continents, et qu’elle apporte au monde la paix!», a conclu Jean Paul II.
(apic/jmg/mp)



