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Oecuménisme: le président de la FEPS s’en prend à l’Eglise serbe orthodoxe
Les Eglises doivent prendre l’oecuménisme au sérieux (120195)
Genève, 12janvier(APIC) Le président de la Fédération des Eglises protestantes suisses (FEPS), Heinrich Rusterholz, s’en prend à l’Eglise serbe
orthodoxe, dont les déclarations semblent, selon lui, remettre en question
la loyauté de cette Eglise envers les principes généralement acceptés lors
des rencontres oecuméniques de 1989 et 1992. Pour le pasteur Rusterholz,
les Eglises doivent prendre l’oecuménisme au sérieux.
Selon Heinrich Rusterholz, les déclarations faites récemment par le
Synode des évêques serbes semblent soutenir «le nationalisme militant serbe», alors que les représentants de cette Eglise critiquaient «le nationalisme fondé sur la religion» lors des rencontres de 1989 et 1992, tout en
préconisant des moyens non violents de règlement des conflits.
Dans un article paru dans «Evangelische Kommentare», un mensuel protestant allemand de Stuttgart, H. Rusterholz appelle les organismes internationaux d’Eglises à prendre des mesures pratiques pour rassembler leurs
Eglises membres dans une communauté engagée. Il propose que des Eglises
membres d’organisations oecuméniques internationales, tels que le Conseil
oecuménique des Eglises (COE) et la Conférence des Eglises européennes
(KEK), soient invitées à ratifier – ou à accepter officiellement – les résolutions adoptées par les Assemblées internationales d’Eglises auxquelles
elles participent.
L’Eglise orthodoxe serbe est membre du COE et de la KEK, qui ont leur
siège à Genève.
Même si des organismes tels que le COE ou la KEK semblent n’être que de
simples associations «sans autorité doctrinale ni compétence juridique, cela ne signifie pas que l’adhésion à ces organismes soit sans conséquences»,
soutient H. Rusterholz. Il propose par ailleurs que les déclarations oecuméniques forment la base d’un travail de suivi seulement lors qu’elles ont
été ratifiées par plus de la moitié des Eglises membres. Ces déclarations,
une fois ratifiées, devraient, à ses yeux, engager moralement les Eglises
membres.
Le président de la FEPS demande en conclusion que des personnalités
oecuméniques n’ayant aucune relation directe avec les situations, et
reconnues par les deux parties, agissent en qualité de médiateurs entre les
Eglises dans le cadre de la communauté oecuménique. (apic/eni/pr)



