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apic/ONU/ HCR / Vatican
ONU: Les fonds alloués au HCR rabotés (061196)
Le Saint-Siège plaide en faveur des réfugiés
New York/Rome, 6novembre (APIC) La baisse des fonds des Nations Unies destinés à l’aide aux réfugiés risque d’avoir un «effet dévastateur» pour les
26 millions de personnes concernés dans le monde, des réfugiés de guerre
pour la plupart, qui seront «les premiers touchés» par la crise financière
des Nations Unies. Tel est l’avertissement lancé par Mgr Renato Martino,
observateur permanent du Saint-Siège à l’ONU, qui appelle ainsi l’institution à maintenir le niveau de financement actuel du Haut Commissariat pour
les Réfugiés (HCR), qui emploie 5’000 personnes dans 120 pays.
Dans un rapport daté du 1er novembre, destiné au Troisième Comité de la
51e assemblée générale des Nations Unies, Mgr Martino rappelle que le HCR a
été créé en 1951 pour un mandat provisoire de 5 ans. Un mandat que personne
n’a jamais eu l’idée de remettre en cause par la suite tant le besoin d’assistance est criant chez les réfugiés, qui sont en général des populations
civiles, innocentes et mal traitées.
Mgr Martino n’a pas manqué l’occasion pour lancer un appel pour une «intervention urgente de la communauté internationale» pour venir en aide aux
réfugiés dans la région des Grands Lacs en Afrique.
Mais l’objet de son rapport était de délimiter les conditions dans lesquelles devraient être traités les réfugiés. Le représentant du Saint-Siège
demande tout d’abord que le rapatriement des réfugiés «volontaires» soit
assorti de garanties de «sécurité» et de «réelles possibilités de développement humain et économique». Il demande également que le déminage soit effectué dans les anciennes zones de conflit que retrouvent les réfugiés
après les avoir quittés. Le retour de ces réfugiés suppose en outre qu’un
cadre juridique précis les protège et qu’une culture de la «réconciliation»
soit mise développée, même si elle est «complexe», pour les mettre à l’abri
de représailles, en particulier «ethniques».
Enfin, point fondamental de l’intervention de Mgr Martino, le pays concerné et la communauté internationale doivent s’impliquer sur le plan «financier, moral et politique» pour favoriser ces rapatriements.
Dans le cas où le retour dans le pays d’origine n’est pas possible, le
Vatican préconise que la communauté internationale assure l’insertion des
réfugiés dans des zones proches de leur ancien pays, et que la possibilité
d’un retour volontaire ne soit pas définitivement enterrée, mais reproposée
régulièrement quand les conditions sont à nouveau réunies. Plus globalement, le Vatican milite pour qu’une politique de prévention des flux de réfugiés soit vraiment mise en place, sans attendre le «fait accompli».
(apic/imed/mp)



