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Vaud: Après «Orchidée», l’»Eglise à venir» (020996)

Coup d’envoi de la seconde étape donnée par l’Eglise réformée vaudoise

Lausanne, 2septembre(APIC) L’imagination, la créativité et la nouveauté

seront de mise, ces prochaines semaines, au sein de l’Eglise réformée vaudoise. Après Orchidée, voici Eglise à venir dans le canton de Vaud, disent

les responsables. C’est le visage de l’Eglise réformée du XXIe siècle que

les protestants vont esquisser de septembre à mars 1997, au cours de la seconde étape de réflexion qu’ils entameront à la suite d’»Orchidée II».

Tout en tenant compte des économies de 9% demandées par l’Etat, l’Eglise

réformée du canton de vaud (EERV) aura à se demander comment être une Eglise ouverte à tous, avec un service de qualité. Et gratuit. La réflesion mise en route en 1995 lors d’une première étape se poursuit. Le Conseil synodal, réuni samedi à Lausanne, a présenté la marche à suivre jusqu’au printemps prochain. Qui consistera à permettre aux Vaudois de «rêver leur Eglise de demain, tout en dégageant des pistes concrètes et réalisables».

Sur le plan cantonal, les groupes de travail vont maintenant devoir redéfinir l’objectif de chaque domaine, ainsi que sa structure et son

fonctionnement, en fonction des besoins de la population, des paroisses ou

inter-paroisses, des synergies entre Eglises romandes et des ressources financières diminuées. Sur le plan des arrondissements les groupes effectueront le même travail. Quant aux paroisses, elles devront imaginer comment

réaliser des économies de l’ordre de 20% par rapport à 1995. Tous les résultats sont attendus pour le 10 décembre 96, sauf les paroisses qui

devront répondre pour le 30 septembre déjà.

Dans une troisième étape, le Conseil synodal, qui aura formulé un projet, effectuera une consultation (au sens politique) des diverses instances

de l’Eglise, puis proposera un scénario au Synode. Ce dernier se déterminera alors, avant que l’on passe à une mise en application «à l’essai», dans

ce qui constituera la quatrième étape.

Pour ce qui touche à la réflexion et au débat, on sortira du cadre

institutionnel. Le Conseil synodal ouvrira, dès cet automne, une ligne

téléphonique avec répondeur, sur laquelle tout citoyen pourra formuler ses

remarques et suggestions.

Quant au Conseil d’Etat vaudois, il est en passe d’accepter les mesures

transitoires d’économies proposées par le Conseil synodal. Le Département

de l’Instruction publique et des cultes a admis le principe de ne pas déduire du budget ordinaire les économies réalisées, mais de les comptabiliser à part. Cela signifie que l’Eglise pourra effectuer ses économies de

manière souple et différenciée, l’important étant d’arriver aux sommes prévues en l’an 2001. (apic/spp/pr)

2 septembre 1996 | 00:00
par webmaster@kath.ch
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