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Euthanasie: «L’Osservatore Romano» fustige une loi australienne (030796)

«Nouveau chapitre monstrueux de l’histoire de l’humanité…»

Rome, 3juillet(APIC) «Un nouveau chapitre monstrueux de l’histoire de

l’humanité vient de s’ouvrir en Australie». «L’Osservatore Romano» de mercredi, sous la plume du Père Gino Concetti, fustige avec une rare vigueur

l’adoption, en Australie, d’une loi autorisant l’euthanasie. Celle-ci devait entrer en vigueur le 1er juillet, mais les protestations sont telles

que le dossier est actuellement soumis à la décision de la Cour Suprême et

d’une loi d’abrogation du Parlement australiens.

En attendant, le quotidien du Vatican, qualifie ce fait de «très grave»

car, les clauses restrictives de cette loi ne seront pas respectées «comme

l’a montré l’expérience de l’avortement». Ainsi, constate «L’Osservatore

Romano», «pour la première fois, un Etat a décidé de proclamer l’euthanasie

comme un fait légal a donné son aval à son application».

L’auteur note que les personnes qui ont dénoncé «l’ignominie» de cette

loi n’ont pas été entendues, encore moins les associations australiennes

qui ont évoqué à cet égard «le spectre du nazisme». Gino Concetti souligne

en effet qu’il n’est «pas abstrait ou hypothétique» de penser qú»une fois

le principe de base violé, on trouvera toutes les justifications dans la

pratique pour supprimer la vie d’une personne qui souffre ou qui soit un

poids pour la famille et la société. La culture de la mort créera tant de

précédents que les interventions euthanasiques seront considérées comme licites et normales», écrit le théologien.

L’Etat ne peut renoncer à sa mission…

«L’Osservatore Romano» rappelle que «le droit à mourir dans la dignité

n’existe pas»: «Soit il s’agit d’un suicide assisté, soit il s’agit d’un

suicide-homicide, deux actes de même essence : un crime, un abominable délit contre la vie humaine. On répète et on enseigne, depuis des siècles,

que l’homme n’est pas le maître de sa vie mais qu’il doit en prendre soin.

La mort doit être un événement naturel et personne ne peut le provoquer. Il

n’est pas licite de l’accélérer par quelque moyen que ce soit. C’est toujours un délit, peut importe les raisons de pitié qui poussent à le faire».

C’est pourquoi «l’Etat, dans sa fonction législative, ne peut renoncer à

sa mission d’être au service de la personne humaine et de protéger ses

droits, en particulier le droit fondamental et primordial à la vie. Un Etat

qui ne se comporte pas ainsi est un Etat contre l’homme». Pour «L’Osservatore Romano», «la vraie solution pour les malades au stade terminal irréversible n’est pas l’euthanasie – un délit monstrueux et aberrant – mais

l’aide que la société, la famille et les associations, doivent s’apporter

les uns aux autres. Il faut des structures hospitalières et des services

sanitaires dignes, une solidarité humaine et un soutien chrétien. Le malade

souffrant en stade terminal se trouve devant la réalité de la vie, marqué

par un aurore et par une fin naturelle, de valeur transcendante». (apicimed/pr)

3 juillet 1996 | 00:00
par webmaster@kath.ch
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