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apic/Palestine/Liban
Réfugiés palestiniens au Liban: ces oubliés de la paix (211094)
L’ASSP lance diverses actions de solidarité
Genève, 21octobre(APIC) Directeur de l’ASSP (Aide Sanitaire Suisse aux
Palestiniens), à Genève, Jacques Vittori a visité dix hôpitaux et cliniques
dans les camps de réfugiés palestiniens au Liban. Sa visite avait pour but
d’identifier pour l’ASSP ce qui pourrait être fait depuis la Suisse dans le
domaine sanitaire. Les besoins sont grands, pour ne pas dire plus. Les préjugés aussi. Or, écrit-il, les Palestiniens des camps de réfugiés au Liban
ne se signalent pas par des actions terroristes. «Est-ce une raison pour
faire silence sur leur détresse, s’interroge-t-il,
Les accords d’Oslo, la poignée de main historique de Washington, les accords du Caire et les négociations en cours entre le gouvernement israélien
et l’OLP sont loin d’avoir réglé la question palestinienne. Or, dit-il, si
un espoir est malgré tout permis dans les Territoires occupés, comment rester indifférent à la détresse de ceux qui se sentent les oubliés du processus de paix? «Je suis allé les voir, au Liban, au début de ce mois. Ils
sont 350’000 à vivre dans des camps de réfugiés une précarité permanente.
La majorité de ces gens sont originaires du pays qui, en 1948, est devenu
l’Etat d’Israël. Ils n’ont pratiquement pas d’espoir de pouvoir un jour s’y
réinstaller».
De ses visites dans les hôpitaux et polycliniques dans les régions de
Beyrouth, Saïda, Tyr et de la Bekaa, le directeur de l’ASSP en conclut que
les besoins sont considérables. Et de citer le manque ou en tout cas l’insuffisance de revenus pour la très grande majorité des Palestiniens, qui ne
leur permet pas de payer les prestations médicales, chirurgicales ou dentaires ni les médicaments. Plutôt que de faire le choix difficile d’aider
un hôpital plutôt qu’un autre, il préconise de fournir des moyens pour la
maintenance et la remise en état des groupes électrogènes de centres de
santé. La distribution du courant au Liban, précise-t-il, est souvent aléatoire et de nombreuses et longues coupures sont quotidiennes.
Appel aux médecins suisses
Pour J. Vittori, un autre type d’aide consiste à inviter en Suisse le
personnel des professions médicales et paramédicales à contribuer à assurer
le paiement des salaires de leurs homologues des camps palestiniens. Selon
le barème des salaires du Croissant Rouge Palestinien du Liban (CRPL), la
rémunération d’un médecin spécialisé travaillant à plein temps est de 264
francs par mois et de 104 francs pour un employé sans qualification. Actuellement, affirme-t-il, le CRPL n’est plus en mesure d’assurer ponctuellement ce traitement à son personnel.
La troisième action envisagée par l’ASSP est un projet visant à promouvoir des emplois rémunérateurs dans les camps. D’après des indications recueillies sur place, les autorisations de travail, hors du camp, sont refusées aux Palestiniens dans 73 activités professionnelles. Aussi l’ASSP a-telle décidé d’organiser une soirée de solidarité, qui se déroulera le 5 novembre 1994 à partir de 18 heures à la salle communale de Chêne-Bougeries,
à laquelle la population genevoise est invitée. (apic/com/pr)



